Kinshasa, 16 septembre 2026 (ACP).- À l’approche de la date cible fixée au 20 septembre 2026 pour la reprise effective des vols de Congo Airways S.A, le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, avait convoqué la quatrième réunion de coordination interministérielle en vue d’accentuer la pression sur les différents secteurs impliqués, selon un document consulté mercredi par l’ACP.
Selon la source, le gouvernement congolais entend lever les derniers obstacles logistiques, financiers et techniques qui jalonnent le chemin de cette compagnie aérienne nationale.
Symbole de la souveraineté nationale dans les airs, Congo Airways traverse depuis plusieurs années une zone de fortes turbulences financières et opérationnelles ayant conduit à la suspension de ses activités.
Face à cette crise majeure, le Président Félix Tshisekedi et le Conseil des ministres, notamment lors de sa 83ème réunion, ont érigé la relance du transporteur aérien en priorité stratégique, conditionnant son redémarrage à un appui multisectoriel fort et à la mise en place d’un mécanisme bancaire de financement pérenne.
L’enjeu de cette quatrième table ronde ministérielle qui a réuni les délégués des ministères des Finances, de la Santé et du Portefeuille a consisté en la validation du compte à rebours menant au 20 septembre 2026.
Selon le document, le dossier technique repose sur un double pilier : D’une part, la mise en service imminente du premier appareil Embraer E190 (validation des licences du personnel navigant, programmes de vols d’essai et état des pièces de rechange).
D’autre part, la remise en état de l’Airbus A320 et la préparation minutieuse des escales pilotes à travers le pays, notamment Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani, Kindu, Mbuji-Mayi et Mbandaka.
Mais la feuille de route du gouvernement s’attaque également aux dossiers épineux du passé et aux réformes structurelles.
Parmi eux figurent la livraison d’un second Embraer E190 par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le suivi des contentieux financiers dont les 1,4 million USD liés à Jordan Aviation et les fonds en suspens aux États-Unis, ainsi que l’optimisation de la gouvernance à travers la digitalisation et la sécurisation des recettes commerciales, adossée à l’accompagnement de la banque UBA.
A travers cette mobilisation au sommet autour de la relance de Congo Airways, la RDC veut doter sa compagnie aérienne des moyens de ses ambitions pour qu’elle renoue durablement avec le ciel congolais et désenclaver efficacement les provinces. ACP/JB

