Contrôle routier : spéculation des prix de transports observée lundi à Kinshasa 

Kinshasa 26 janvier 2026 (ACP).Les prix du transport en commun ont connu une spéculation lundi à Kinshasa, en République démocratique du Congo,après la rumeur de la grève des chauffeurs de transport en commun, en rapport avec les mesures de contrôle des documents annoncées par l’autorité urbaine, a constaté l’ACP au cours d’une ronde.

« La rumeur de la grève des chauffeurs des taxis, taxis-bus en réaction aux mesures prises par l’Hôtel de ville de Kinshasa décrétant le contrôle des documents sur différents carrefours de la capitale notamment le permis de conduire, la vignette, l’assurance, le contrôle technique a favorisé la spéculation des prix de transport. Les coûts de transport étant fixés en hausse », a déclaré Roger Mande, un usager rencontré sur un carrefour.

« De l’avenue Kapela à Yolo-Nord dans la commune de Kalamu jusqu’au rond-point Huilerie qui revenait à 2000fr, la course est passée à 4000fr, soit le double du trajet », a-t-il dit.

Selon le constat fait sur terrain, les couts de taxis et taxis-bus ont connu une augmentation dans plusieurs carrefours et coins de Kinshasa. Pour atteindre le centre-ville, notamment le coût de transport en allant de Kintambo magasin au boulevard du 30 juin est passé de 2000fc à 3000fc ce lundi matin. Celui de Victoire –boulevard, qui coutait 2000fc, a augmenté à 2500fr.

 « La décision prise par les autorités de la ville est bonne, mais c’est nous le petit peuple qui subissons les conséquences des actes que posent ces conducteurs, les prix ont augmenté et le système de demi-terrain est en ce moment réactivé », a-t-il renchéri.

Selon André Mbuyi, un conducteur de taxis-bus, cette situation est la conséquence de manque de concertation entre l’Hôtel de ville et les organisations de transporteurs, d’où leur propension à considérer cette décision comme injuste.

« Nous considérons ces mesures comme injustes, l’autorité nous demande de payer le contrôle technique mais l’état des routes demeure déplorable et détruit nos véhicules », a déclaré M. André Mbuyi, conducteur de taxis-bus.

Il a fait savoir que certains agents ne tiennent pas compte des documents requis pour le contrôle.

 « Même si vous présentez le document, ils vont toujours chercher un autre à vous demander juste pour que vous tombiez dans ce qu’ils appellent infraction », a-t-il indiqué.

Après l’annonce faite par le gouverneur de la ville de Kinshasa sur le déploiement de plus de 3.000 agents de contrôle, reparti dans 60 carrefours, les conducteurs des taxis et taxis-bus ont exprimés leur  désapprobation face à cette mesure, qui pour eux constitue pour certains agents de l’ordre une occasion de les tracasser et de les malmener.

Notons que le secteur de transports fait partie des priorités de la vie socio-économique de la RDC,  pour soutenir une population de plus de 17 millions d’habitants à Kinshasa, facilitant plus de 7 millions de déplacements quotidiens, principalement pour le travail et l’éducation. ACP/C.L.

Fil d'actualités

Publicité

Sur le même sujet