Kinshasa, 19 juin 2026(ACP).- L’accélération du processus de la formalisation de l’artisanat minier pour favoriser une cohabitation entre exploitations industrielles et artisanaux, a été recommandée jeudi à Lubumbashi, (Sud-Est de la République démocratique du Congo), lors de la deuxième journée du DRC Mining-week 2026, selon un communiqué consulté vendredi par l’ACP. «Les acteurs intervenant à ce panel, n’ont eu qu’un seul mot : l’accélération du processus de formalisation du secteur de l »artisanat minier pour réduire les conflits, améliorer les conditions de travail et favoriser une cohabitation plus harmonieuse entre exploitations industrielles et artisanales », a-t-on lu.
Selon la source, il a été annoncé l’élaboration en cours de la stratégie nationale de formalisation ainsi que les différents outils d’encadrement des exploitants artisanaux. Le document a précisé qu’à travers cette initiative, le Centre Carter, Justicia Asbl et le consortium Madini espèrent contribuer à une meilleure prise en compte des préoccupations des exploitants miniers dans les politiques publiques et, les pratiques du secteur extractif en faveur d’une gouvernance minière plus inclusive, responsable et respectueuse des droits humains. La session a traité de trois thématiques liées au développement des communautés impactées par les activités minières, l’état de mise en œuvre des principes volontaires des Nations Unies sur la sécurité et les droits humains après l’adhésion de la RDC au Secrétariat international ainsi que la certification bleue des sites miniers et la formalisation de l’exploitation minière artisanale. «Aujourd’hui, le Centre Carter, Justicia Asbl et le projet Madini ont organisé une alternative Mining-Week dédiée à la société civile et aux communautés locales impactées par l’exploitation minière en RDC plus particulièrement dans la filière cupro- cobaltifère», a déclaré Timothée Mbuya, président de Justicia Asbl, cité dans le communiqué.
D’après M. Mbuya, il était nécessaire de faire l’état des lieux de la situation des droits de l’homme, les permis miniers d’exploitation et la situation sécuritaire. «La situation a été jugée globalement calme mais avec quelques pics de violations des humains notamment par le fait que dans le Haut-Katanga, sept sur 10 entreprises connaissent des envahissements des exploitants illégaux et dans le Lualaba plus ou moins huit sur 10 sont également victimes de la barbarie des exploitants illégaux appuyés par les personnes politiquement motivées déployant des militaires, des unités spéciales voire la Garde républicaine», a-t-il expliqué dans le document. Il a été recommandé à l’issue de ce panel, la nécessité de renforcer la transparence, le suivi et l’efficacité de ces mécanismes afin que les bénéfices de l’exploitation minière profitent pleinement aux communautés.
En ce qui concerne les droits humains, le document a indiqué que les participants au panel ont déploré la persistance des violations observées dans certaines zones minières suite à la présence des militaires sur certains sites. ACP/ K/M

