Kinshasa 22 janvier 2026 (ACP).- La Première ministre a procédé jeudi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, au lancement des travaux de construction d’un immeuble de 17 étages dénommés «Centre des infrastructures Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo», au cours d’une cérémonie.
«(…) Le moment que nous vivons aujourd’hui dépasse largement la simple portée symbolique d’une cérémonie de pose de première pierre. Il s’agit d’un acte de projection dans le temps, d’un choix assumé de bâtir non seulement un immeuble, mais une architecture institutionnelle durable au service de l’État congolais», a déclaré Nico Nzau-Nzau, directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT).
Il a fait savoir que le «Centre des Infrastructures Félix- Antoine Tshisekedi Tshilombo» ne constitue ni une initiative isolée, ni une réponse circonstancielle, mais il s’inscrit pleinement dans la vision stratégique du Gouvernement, portée par le Président de la République, celle d’une administration publique modernisée, rationalisée, intégrée et performante, capable de répondre efficacement aux exigences du développement national.
« (…) site historique relevant du Ministère des Infrastructures et Travaux Publics, qui a longtemps abrité le Bureau Technique de Contrôle (BTC), référence nationale en matière de rigueur et d’expertise technique, une page se referme et une autre s’ouvre. Hier, on y contrôlait la qualité des ouvrages, demain, c’est en ces lieux que se penseront, se coordonneront et se piloteront les grandes orientations de la politique nationale des infrastructures de notre pays», a dit M. Nzau- Nzau.
Il a précisé que, le choix de regrouper, au sein d’un même ensemble immobilier, le cabinet du ministre des infrastructures et Travaux publics ainsi que l’ensemble des services stratégiques du secteur, répond à des objectifs clairs de gouvernance publique, notamment la réduction des cloisonnements administratifs ; le renforcement de la coordination technique interservices ; l’accélération des circuits de décision ; ainsi que la consolidation de la redevabilité et de la transparence dans l’action publique.
En ce qui le concerne, John Banza, ministre des infrastructures, a déclaré que «Pour mieux matérialiser cette vision, le Président de la République a voulu mettre à disposition un cadre structurant, capable de réunir les meilleurs talents congolais afin de concevoir et réaliser les projets structurants du pays».
Selon lui, au regard de la qualité de l’administration congolaise, riche en ingénieurs et experts compétents, le rôle du gouvernement est de leur offrir un cadre adéquat afin qu’ils expriment pleinement leur savoir-faire au service du développement national.
Un coût global estimé à environ 25 millions de dollars américains

projet, dont le coût global est estimé à environ vingt-cinq millions de dollars américains, le Dg de l’ACGT a soutenu que le gouvernement a fait un choix responsable.
Car les ressources mobilisées résultent d’une gestion rigoureuse, méthodique et prudente, bâtie sur plusieurs années, dans le cadre des mécanismes contractuels existants, notamment ceux liés aux concessions routières.
Sur le plan technique, l’ouvrage projeté s’étend sur une superficie bâtie totale de 19 548 m² et se présente comme un immeuble de grande hauteur de dix-sept (17) niveaux, conçu selon une organisation fonctionnelle et rationnelle.
Il comprend deux (2) niveaux de parkings souterrains de 2 330 m² chacun, soit une superficie cumulée de 4 660 m², offrant une capacité d’environ 90 places par niveau, complétés par un parking extérieur de plus de quarante-deux (42) places.
Le rez-de-chaussée, d’une superficie de 952 m², est dédié aux fonctions d’accueil, de gestion des flux et aux services transversaux, et est desservi par trois (3) accès distincts : une entrée principale, une entrée dédiée aux hôtes et une autre réservée aux services.
L’immeuble intègre, par ailleurs, les locaux techniques et de soutien nécessaires à son fonctionnement, notamment un local de services généraux en sous-sol, une infirmerie avec services connexes, un plateau technique de 265 m², une salle des serveurs de 53 m², ainsi qu’un toit-terrasse de 466 m².
Les quatorze (14) étages supérieurs sont consacrés aux espaces de bureaux, déployés sur une superficie utile d’environ 13 470 m², et comprennent des bureaux paysagers et individuels ou partagés (soit plus de 300 bureaux au total), vingt-sept (27) salles de réunion, un restaurant d’une capacité de cent cinquante (150) couverts, cinq (5) blocs sanitaires par étage conformes aux normes de confort, d’hygiène et d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, ainsi que des espaces événementiels composés de deux salles polyvalentes pouvant accueillir jusqu’à quatre cents (400) personnes et de deux salles de conférence de cent (100) places chacune.
A cet effet, l’ensemble de l’infrastructure est dimensionné pour accueillir jusqu’à mille quatre cents (1 400) agents et cadres, dans un environnement sécurisé, fiable et technologiquement performant, conçu pour favoriser l’efficacité administrative, la collaboration professionnelle et la qualité du service public.
Ce sera un bâtiment à l’esthétique sobre, aux exigences techniques élevées et aux performances durables, fruit d’une conception issue de l’ingénierie et de l’intelligence d’un service public congolais, en l’occurrence l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT).ACP/C.L.

