Finances : près de 2.000 milliards de CDF de recettes mobilisées à mi-octobre 2026

Kinshasa, 26 octobre 2026 (ACP).– Les recettes publiques mobilisées par les régies financières de la République démocratique du Congo (RDC) se sont établies à 1.196,4 milliards de francs congolais (CDF) au 16 octobre 2026, soit 55,9 % des prévisions mensuelles, selon la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC), consultée lundi par l’ACP.

« Le tableau de suivi de la situation financière de l’État, produit par la BCC, renseigne un niveau de recettes des régies financières de 1.196,4 milliards de CDF aux seize premiers jours du mois sous revue, représentant 55,9 % des assignations retenues dans le plan de trésorerie de l’État », indique la note.

Selon la source, ces recettes se répartissent entre les impôts directs et indirects, collectés par la Direction générale des impôts (DGI), à hauteur de 614,9 milliards de CDF, soit 51,4 % du total ; les douanes et accises, mobilisées par la Direction générale des douanes et accises (DGDA), pour 388,8 milliards de CDF (32,5 %) ; et les recettes parafiscales, collectées par la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), à hauteur de 192,7 milliards de CDF (16,1 %).

En parallèle, les dépenses publiques se sont chiffrées à 1.523,9 milliards de CDF, correspondant à un taux d’exécution de 44,2 %. Elles comprennent notamment 293,7 milliards de CDF consacrés aux rémunérations des agents et fonctionnaires de l’État et 34,2 milliards au paiement des frais financiers.

Le solde provisoire fait ainsi apparaître un déficit de trésorerie de 327,5 milliards de CDF, contre un déficit prévisionnel de 1.305,5 milliards pour l’ensemble du mois, a rapporté la source.

S’agissant des données cumulées à fin août 2026, les recettes publiques ont atteint 21.142,8 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 103,2 % des prévisions et une progression de 13,6 % par rapport à la même période en 2025. Cette hausse a notamment été portée par les recettes douanières et les accises, en augmentation de 22,4 %, ainsi que par les recettes non fiscales, qui ont progressé de 16,2 %.

De leur côté, les dépenses cumulées se sont élevées à 23.494,5 milliards de CDF, avec un taux d’exécution de 89,4 %. Le déficit de trésorerie cumulé s’est ainsi établi à 2.351,7 milliards de CDF, contre 5.794,7 milliards initialement programmés et 3.265 milliards enregistrés à la même période en 2025.

Toutefois, les dépenses courantes ont progressé plus rapidement que les recettes, affichant une hausse de 20,6 %, contre 13,6 % pour ces dernières. Cette évolution s’explique notamment par l’augmentation des dépenses salariales (+19,6 %) et des frais de fonctionnement des institutions politiques (+53,6 %). Par ailleurs, les dépenses en capital n’ont été exécutées qu’à hauteur de 77,6 %, selon la BCC.
ACP/Bak.

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