Kinshasa, 6 septembre 2026 (ACP).- Les travaux d’aménagement et de construction routière initiés par des particuliers dans la province du Haut-Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, sont désormais soumis à l’autorisation préalable du ministère provincial des Infrastructures, selon un communiqué consulté dimanche par l’ACP.
« Le ministère provincial des Infrastructures du Haut-Katanga, rappelle à l’ordre les particuliers, les entreprises et les organisations désireux d’entreprendre des travaux routiers dans la province qu’aucune initiative de construction ou d’aménagement routier ne peut être engagée unilatéralement, y compris lorsqu’elle est financée sur fonds propres », a-t-on lu.
Selon ce document, la réalisation des infrastructures routières relève de la compétence et de l’encadrement de l’État. Toute personne physique ou morale souhaitant construire, ouvrir, modifier ou aménager une route doit, au préalable, saisir le ministère provincial des Infrastructures afin de soumettre son projet à l’examen technique et obtenir les autorisations requises.
Le ministère a, à cet effet, précisé que toutefois cette exigence ne vise pas à décourager les initiatives privées susceptibles de contribuer au désenclavement de certaines zones ou à l’amélioration de la mobilité des populations.
La même source a indiqué que l’objectif affiché est plutôt de s’assurer que les travaux soient réalisés conformément aux normes techniques, aux orientations de planification et aux exigences relatives à la gestion harmonieuse des infrastructures de la province.
« La volonté, aussi louable soit-elle, d’une personne, d’une entreprise ou de toute autre organisation de contribuer au désenclavement d’une contrée ne saurait justifier l’exécution de travaux routiers en dehors du cadre fixé par l’autorité publique compétente », a rapporté la source.
Le ministère provincial prévient enfin que tout contrevenant à l’esprit de ce communiqué s’expose aux sanctions prévues par les textes réglementaires.
Cette mise en garde intervient alors que les besoins en infrastructures routières restent importants dans plusieurs territoires du Haut-Katanga. Pour les autorités provinciales, l’enjeu consiste désormais à concilier l’apport des investissements privés avec une planification et un contrôle publics des travaux routiers. ACP/Mw

