Kinshasa, 13 avril 2026 (ACP).- Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a été encouragé à Kinshasa à l’utilisation des matériaux locaux dans le secteur des infrastructures routières pour réduire les coûts, par le directeur général de l’Institut national du bâtiment et des travaux publics (INBTP), lors d’un entretien lundi avec l’ACP.
« L’Institut national du bâtiment et des travaux publics (INBTP) encourage le gouvernement congolais à l’utilisation des matériaux locaux pour la réduction des coûts à un prix économique et pour respecter le délai de livraison des infrastructures. Mais cette utilisation ne peut pas se faire sans qu’il y ait des spécificités techniques liées à ces matériaux», a déclaré Cédric Tshibangu, Ir et directeur général de l’INBTP.
Selon lui, la contribution de l’INBTP consiste à apporter, dans l’étude de recherche, la caractérisation des matériaux locaux en RDC. «Donc aujourd’hui, l’INBTP mène des recherches pour caractériser les argiles, voir leur performance, voir dans quelle mesure ces argiles peuvent être utilisées pour construire des infrastructures à la fois durables, mais également moins chères, à un prix économique. Mais également, il y a aussi le développement de certains bétons à haute performance en fonction de la configuration», a fait savoir M. Tshibangu.
A cet effet, il a relevé que, selon l’analyse de son institution, l’accent devrait être mis sur les coûts des infrastructures, parce que les intrants qui y sont liés et le délai de livraison dépendent du financement, mais également de la disponibilité des matériaux. «Je pense que dans l’analyse de l’INBTP, il a été constaté que l’accent devrait être mis sur les coûts, parce que vous devez savoir que les intrants dans le coût des infrastructures et dans le délai de livraison des infrastructures dépendent du financement, mais également de la disponibilité des matériaux. Et quand on regarde, on scrute la sphère congolaise, on constate qu’il y a beaucoup de difficultés d’acheminer des matériaux dans certains territoires et certaines entités sont éloignées des zones d’approvisionnement des matériaux conventionnels, notamment le ciment ainsi que les aciers», a-t-il dit.
Par ailleurs, il a précisé que le gouvernement attend des universités, de trouver des solutions pour ramener de l’innovation et de la modernisation dans le secteur des infrastructures. «L’INBTP a pu scruter sur le projet 145 territoires et a constaté que les prix sont exorbitants et la livraison des infrastructures se fait en retard », a-t-il constaté.
Notons que le directeur général a participé, la semaine dernière, à la conférence nationale sur les infrastructures en RDC, et son intervention a porté sur les stratégies à mettre en place pour réduire à la fois les coûts des projets ainsi que le respect des délais.
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