Kinshasa, 18 mars 2026 (ACP).-La création du Tribunal pénal économique et financier par l’ordonnance-loi du 14 mars 2026, en République démocratique du Congo, a été saluée par le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL), selon un communiqué de cette association sans but lucratif consulté mercredi par l’ACP.
« Le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL) accueille avec satisfaction l’Ordonnance-loi n°26/007 du 14 mars 2026 portant création, organisation, fonctionnement et compétences du Tribunal pénal économique et financier (TPEF) ainsi que du Parquet national économique et financier (PNEF) y rattaché », a-t-on lu.
Selon le communiqué, la mise en place de cette instance anti-corruption doit être accompagnée d’un programme clair de renforcement de capacités des magistrats sur les questions de gouvernance financière et économique.
« Un budget conséquent devra être alloué dès l’exercice 2027 pour permettre au Parquet de jouer efficacement son rôle de réprimer les actes de détournement des deniers publics », ajoute le document.
Le Centre apportera son soutien au Parquet pour accroître la redevabilité de tous les ordonnateurs des crédits et améliorer la qualité de la dépense publique en RDC.
A en croire ce communiqué, pour assurer le bon fonctionnement de cette juridiction spécialisée, cette association a recommandé au gouvernement de créer une ligne des crédits pour le TPEF et le PNEF y rattachés, dans le projet de loi de finances rectificatives 2026 en cours d’élaboration au ministère du Budget et prévoir une dotation d’un budget annuel similaire à celui de l’Inspection générale des finances (IGF) pour l’efficacité des enquêtes judiciaires. ACP /JF

