Kinshasa, 27 septembre 2026(ACP).-La nécessité de la révolution numérique et de l’intelligence artificielle (IA) a été soulevée samedi lors d’un atelier organisé par l’Académie des sciences congolaises(Accos) en marge de sa rentrée académique 2026, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« Ce rendez-vous scientifique aborde une équation fondamentale pour le présent et l’avenir de notre société. Comment concilier la révolution numérique et l’intelligence artificielle avec la préservation de notre environnement et le développement durable ? où la RDC s’impose comme un pays-solution à l’échelle internationale, grâce à la richesse de ses forêts du bassin du Congo, sa biodiversité exceptionnelle et ses minéraux critiques indispensables à la transition énergétique mondiale », a déclaré le Dr Franck Otete, conseiller en charge des activités sportives de la ministre de l’Enseignement supérieur universitaire, recherche scientifique et innovations (Esursi), lors du lancement de l’atelier organisé par l’Accos sur le thème principal « Environnement et développement durable en RDC à l’ère du numérique et de l’Intelligence artificielle : opportunités, défis et perspectives ».
L’utilisation éclairée de ces technologies selon lui, offre des opportunités inédites pour notre pays.
L’IA et le numérique, à l’en croire, permettent aujourd’hui à la RDC de modéliser les écosystèmes en temps réel, d’optimiser l’agriculture, de surveiller la déforestation, de cartographier nos ressources, minières de manière collective et de mieux prévenir les risques naturels.
Cette dynamique, a poursuivi le Dr Otete, s’inscrit pleinement dans la vision stratégique du Chef d’État, Félix Antoine Tshisekedi, qui fait du numérique et des nouvelles technologies un levier majeur de développement, de modernisation et de transformation socio-économique. de la nation.
« Sous la coordination éclairée de Mme la Première ministre, le gouvernement met en œuvre cette ambition présidentielle à travers une action intersectorielle harmonieuse et déterminée, garantissant que l’essor technologique de la RDC soit à la fois souverain, inclusif et respectueux des exigences environnementales. Cependant, le rôle de la science est aussi d’éteindre la complexité et les risques(…)Le secteur du numérique représente aujourd’hui près de 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et plus de 4% de la consommation énergétique. Les études environnementales montrent que la majorité de ces impacts ne découlent pas seulement des centres de données, mais résident principalement dans la fabrication intensive, le renouvellement précoce des équipements informatiques et la gestion problématique des déchets d’équipements électriques et électroniques», a -t- il épinglé.
Le Dr Franck Otete, qui a lancé cette activité au nom de la ministre de l’Esursi, a salué cet atelier thématique scientifique de haut niveau ainsi que le leadership de l’Accos et l’initiative de ce cadre d’échange scientifique Plusieurs thématiques ont été abordées en présentiel et à distance par les scientifiques à Kinshasa et à travers le monde.
ACP/GN

