Kinshasa, 3 juillet 2026(ACP).- La transparence et la participation citoyenne ont été recommandées pour la mise en œuvre du projet d’exploitation pétrolière commune entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République de l’Ouganda autour du lac Albert, selon un communiqué parvenu vendredi à l’ACP.
«Cette mobilisation intervient alors que plusieurs informations font état de discussions entre la RDC et l’Ouganda concernant une coopération dans le secteur des hydrocarbures autour du lac Albert. Pour Greenpeace Afrique, toute décision susceptible d’affecter les écosystèmes, les droits humains, les terres des communautés et les moyens de subsistance des populations locales doit impérativement respecter les principes de transparence, de participation citoyenne ainsi que le droit au consentement libre, préalable et éclairé des communautés concernées »,a-t-on lu dans le communiqué de l’Ong Greenpeace Afrique.
« Le Bassin du Congo constitue l’un des plus importants remparts contre la crise climatique mondiale. Étendre les projets pétroliers dans des écosystèmes aussi sensibles compromettrait non seulement les engagements climatiques de nos États, mais également les droits et l’avenir de millions de personnes qui dépendent directement de ces ressources naturelles », a déclaré Toussaint Molenge, chef de projet de la campagne forêt du Bassin du Congo chez Greenpeace Afrique, cité dans le communiqué.
Selon la source, Greenpeace Afrique rappelle que les projets pétroliers déjà développés dans la région des Grands Lacs ont suscité de nombreuses préoccupations liées aux impacts environnementaux, sociaux et aux droits humains. Toute nouvelle expansion risquerait d’aggraver la pression sur des écosystèmes d’une valeur écologique exceptionnelle, notamment le lac Albert, le lac Édouard, la rivière Semuliki et le Parc national des Virunga.
« À travers une lettre ouverte, la coalition des organisations de la société civile congolaise et ougandaise ainsi qu’internationale demande notamment aux gouvernements de la RDC et de l’Ouganda de rendre publics les accords conclus, de clarifier la nature des discussions sur les hydrocarbures, de garantir des consultations inclusives avec les communautés concernées, de publier des évaluations indépendantes des impacts environnementaux, sociaux et climatiques, et de protéger durablement les écosystèmes transfrontaliers », a poursuivi M.Molenge
Greenpeace Afrique réaffirme son engagement aux côtés des organisations de la société civile, des communautés locales et des peuples autochtones pour promouvoir un modèle de développement fondé sur la protection de la biodiversité, la justice climatique et une transition énergétique juste.
ACP/Ngayama

