Kinshasa, 1er juillet 2026 (ACP).- Le numérique en République démocratique du Congo a été considéré mercredi à Kinshasa par le ministre de l’Économie numérique comme levier incontournable de croissance économique et de modernisation de l’État, a l’occasion du lancement du Groupe Inter-bailleurs pour le Digital (GID), a constaté l’ACP.
« La transformation du numérique s’impose aujourd’hui comme un levier incontournable de croissance économique, de modernisation de l’administration publique, de création d’emplois, d’amélioration de la gouvernance et de renforcement de l’inclusion sociale », a déclaré Augustin Kibassa, ministre de l’Économie numérique.
« Cette vision trace une trajectoire claire, articulée autour de la collectivité, du capital humain, de la numérisation de services publics, d’une économie numérique productive et de la souveraineté numérique pour faire de notre pays une nation numérique prospère et un véritable hub technologique au cœur de l’Afrique », a-t-il ajouté.
Pour le ministre Kibassa, à ce jour, les besoins de financement pour soutenir cette ambition sont estimés à au moins un milliard de dollars américains. Cet objectif suscite déjà un intérêt manifeste des bailleurs de fonds. Récemment, un accord de financement a été conclu entre la RDC et un consortium réunissant la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD) pour une enveloppe globale de 510 millions de dollars (dont 400 millions de la Banque mondiale et 100 millions d’euros de l’AFD), a-t-il indiqué. Le gouvernement s’est réjoui de cet engagement qui traduit la confiance croissante des partenaires dans les réformes en cours, a conclu le ministre de l’Économie numérique.
Le lancement du GID intervient dans un contexte de réformes structurelles menées par les autorités congolaises pour rattraper le retard technologique du pays. Face à l’immensité du territoire et au déficit d’infrastructures de connectivité, la RDC a adopté son Plan national du numérique à l’horizon 2025, récemment actualisé pour structurer les investissements.
Jusqu’ici, les interventions des partenaires bilatéraux et multilatéraux souffraient d’un manque de centralisation, entraînant parfois des doublons dans le financement des projets de numérisation de l’administration. Le GID devra ainsi servir de tour de contrôle pour maximiser l’impact des fonds mobilisés, sécuriser les investissements privés et accélérer l’intégration de la RDC dans l’économie numérique continentale. ACP/ J. B.

