Le Gouvernement lance la revue à mi-parcours du programme d’’accès à l’eau potable

Kinshasa, 2 juillet 2026 (ACP).- Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a lancé, mercredi à Kinshasa, un atelier sur la revue à mi-parcours d’un programme d’accès à l’eau et à l’assainissement dans quatre provinces, organisé par une cellule du ministère des Ressources hydrauliques et de l’électricité, selon un communiqué consulté jeudi à l’ACP.

« Cette rencontre stratégique, de trois jours, constitue une étape majeure dans la mise en œuvre de ce vaste programme national financé par la Banque mondiale, destiné à améliorer durablement l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène dans les provinces bénéficiaires du Kasaï, du Kasaï Central, du Kasaï Oriental et du Kwilu », a-t-on lu dans le communiqué de la Cellule d’exécution des projets eau (CEP-O).

Selon cette source, ces travaux d’atelier sont appelés à réunir, jusqu’au 3 juillet 2026, les administrations nationales et provinciales, les représentants de la Banque mondiale, les équipes des unités provinciales d’exécution du projet (UPEP), les opérateurs du secteur, les services techniques de l’État ainsi que l’ensemble des parties prenantes engagées dans la mise en œuvre de ce programme.

La source a aussi indiqué que cette revue à mi-parcours intervient après plus de deux années d’exécution effective du Pasea, ajoutant qu’elle permettra d’évaluer les performances réalisées depuis l’entrée en vigueur du projet, d’apprécier les progrès accomplis dans les quatre provinces d’intervention pour la phase une, d’identifier les contraintes rencontrées et d’adopter les mesures nécessaires pour accélérer l’exécution des investissements jusqu’à la clôture de la première phase dudit programme prévue en juin 2029.

Les travaux lancés devront déboucher sur une feuille de route opérationnelle permettant d’améliorer la performance globale de ce programme, de lever les principaux goulots d’étranglement et de renforcer la coordination entre les différents acteurs afin d’assurer une exécution plus rapide et plus efficace des investissements, a ajouté la source.

Appel à maintenir le cap de la performance

Selon toujours cette source, Alfred Liboko, secrétaire général aux Ressources hydrauliques et de l’Électricité, a rappelé que cette revue représente bien plus qu’un exercice d’évaluation.

M. Liboko, cité une fois de plus, a relevé que cette revue à mi-parcours constitue un moment privilégié pour apprécier objectivement les progrès réalisés, consolider les acquis et définir les ajustements nécessaires afin que ledit programme produise pleinement les résultats attendus au bénéfice des populations.

Pour sa part, Nestor Manduku, coordonnateur national de la Cellule d’exécution des Projets-Eau, cité également par la source, a soutenu que cette revue à mi-parcours constitue un exercice stratégique de pilotage permettant d’apprécier les performances de ce programme, tout en préparant la phase d’accélération des investissements.

En outre, il a indiqué que les deux premières années du programme ont principalement été consacrées à la réalisation des études techniques, à la préparation des marchés, à la mise en place des équipes de projet, au renforcement des capacités institutionnelles ainsi qu’à la création des conditions indispensables à une exécution efficace des investissements.

Et de marteler: « Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que cette phase préparatoire est derrière nous. Les principaux marchés de travaux sont lancés, plusieurs contrats de contrôle sont engagés et les investissements deviennent progressivement visibles sur le terrain ».

Des résultats attendus d’ici 2029

Selon le communiqué, à l’horizon 2029, la première phase du Pasea  ambitionne notamment de permettre à 2,9 millions de personnes d’accéder à des services d’eau potable de base et à 2 millions de personnes de bénéficier de services d’assainissement de base. Le communiqué a relevé également que ce même programme prévoit l’équipement de 350 écoles et de 150 centres de santé en infrastructures, eau, hygiène et assainissement, la certification de 240.000 ménages vivant dans des villages et quartiers. Il prévoit, en outre, la formation de 1.100 jeunes professionnels aux métiers de l’eau et de l’assainissement, la mise en place de quatre régies provinciales du service public de l’eau pleinement opérationnelles ainsi que l’alimentation de 95 % des nouveaux systèmes d’eau grâce aux énergies renouvelables.

« En mettant en œuvre cette revue à mi-parcours, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire du PASEA un levier majeur de transformation du secteur de l’eau et de l’assainissement en RDC. Ainsi, les recommandations issue de cet atelier devront permettre d’accélérer la mise en œuvre des investissements afin que, d’ici 2029, les populations des provinces bénéficiaires puissent constater concrètement les effets de ce programme structurant sur leur quotidien », a conclu la source.

ACP/M

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