Le riz et le maïs parmi les produits stratégiques agro-industriels en RDC

Kinshasa, 19 mars 2026 (ACP).- Le riz, le café, le piment, l’huile de palme, le blé, le cacao et le maïs ont été cités mercredi, lors du forum médias Chine-RDC, organisé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, parmi les produits stratégiques pour le développement de la filière agro-industrielle  afin de diversifier l’économie locale.

« La diversification économique peut s’opérer à deux niveaux complémentaires. Premièrement, au niveau national, il s’agit d’utiliser les ressources issues des secteurs traditionnels pour stimuler le développement d’activités économiques variées. Dans le cas de la République démocratique du Congo, cela implique notamment le développement de filières agro-industrielles, autour de produits stratégiques tels que le maïs, le riz, le blé, l’huile de palme, le café, le cacao ou le piment », a déclaré Daniel Mukoko, vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale.

« Si la coopération entre la Chine et la République démocratique du Congo a été historiquement marquée par les secteurs extractifs et les infrastructures, l’heure est aujourd’hui venue d’ouvrir un nouveau chapitre fondé sur la diversification économique et la création de chaînes de valeur complètes. La diversification de l’économie constitue en effet un impératif stratégique pour la République démocratique du Congo », a-t-il dit.

Selon lui, la dépendance excessive à un seul secteur expose l’économie nationale à des vulnérabilités importantes, notamment face aux fluctuations des prix internationaux des matières premières.

D’où la nécessité de transformer cette rente minière en levier de développement d’autres secteurs productifs, capables de générer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’innovations.

M. Mukoko a également parlé du cobalt dont la RDC est l’un des principaux producteurs mondiaux, un minerai stratégique pour la transition énergétique globale. « L’enjeu pour notre pays consiste désormais à développer progressivement des chaînes de transformation locales, pouvant aller du minerai brut jusqu’à la fabrication de composants industriels, notamment dans le domaine des batteries pour véhicules électriques », a-t-il dit.

Il aussi évoqué la richesse forestière que  possède la RDC alors qu’une grande partie de cette ressource continue d’être exportée sous forme de grumes. « La transformation locale du bois permettrait de développer des industries du meuble, de la construction, de la papeterie ou encore de l’artisanat », a conclu le vice premier ministre de l’Economie. ACP/JF

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