Kinshasa, 6 octobre 2026 (ACP).- Le ministre des Infrastructures et travaux publics a indiqué mardi à Lusaka, lors d’un échange avec une délégation de l’Union européenne, que la République démocratique du Congo(RDC) préconise une modernisation des routes et voies fluviales pour une meilleure connexion des corridors nationaux.
« Au-delà des routes, les voies fluviales doivent être modernisées, le fleuve Congo peut alimenter les corridors, il faut des études pour le dragage, le balisage et la construction des ports », a déclaré John Banza ministre des Infrastructures et travaux publics.
« Il est capital que Lobito rencontre le corridor central, un élément important mais en association avec plusieurs systèmes connectés et ce de manière concomitante avec les 22.800 km de désenclavement et connexion des 135.800 km du réseau actuel », a-t-il ajouté.
Ces échanges se sont déroulés en marge de la 2ème réunion de coordination du Corridor de Lobito, organisée à Lusaka. Le ministre s’est entretenu avec une délégation de l’Union européenne conduite par Laurent Sillano, chef de l’unité régionale et des programmes pays pour l’Afrique.
Par ailleurs, le ministre Banza a présenté la dynamique de reconstruction engagée en RDC ainsi que le projet de création d’une Banque pour les investissements. Il a insisté sur la nécessité de sensibiliser les grands partenaires de l’UE afin d’accompagner les investissements structurants envisagés par le gouvernement.
Pour le ministre, le développement des infrastructures doit s’inscrire dans une logique d’interconnexion. La mise en réseau des corridors d’envergure nationale va favoriser la circulation des personnes et des marchandises et contribuer au désenclavement des territoires.
Cette stratégie va également intégrer les voies fluviales. Le ministre a appelé à réaliser des études sur le dragage et le balisage du fleuve Congo, ainsi que sur la construction des ports. Ces investissements vont permettre au réseau fluvial de jouer un rôle complémentaire aux infrastructures routières et ferroviaires.
Il a, dans cette perspective, insisté sur l’articulation entre le Corridor de Lobito et le Corridor central, tout en évoquant les différents systèmes de transport appelés à être connectés aux programmes de désenclavement.
De son côté, Laurent Sillano de l’Union européenne a souligné la nécessité pour le gouvernement congolais de disposer d’informations détaillées sur le plan de développement du Corridor de Lobito. Ce travail va être assuré par la Cellule Infrastructures.
L’UE a également présenté le Corridor 6 comme un axe stratégique, appelé à relier Douala, au Cameroun, à Kampala, en Ouganda, en cohérence avec le couloir vert. ACP/P M

