Mbuji-Mayi, 02 Septembre 2026 (ACP).– La relance de la Minière de Bakwanga (Miba), société industrielle du diamant à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, au centre de la République démocratique du Congo, demeure une priorité pour la survie de ses fonctionnaires, a appris mercredi l’ACP à la direction générale.
« La Miba, c’est une société commerciale. Tant qu’elle ne produit pas, on aura toujours ces problèmes de paye de salaire. Et donc, l’État ne peut pas continuer à donner de l’argent à la Miba. Il faut que les gens se mettent au travail. Il faut que les équipements soient là. Il faut que les travailleurs puissent récupérer leur salaire après production industrielle. C’est ça le message que je leur adresse, de patienter. Bientôt les choses pourront se remettre en marche », a déclaré André Kabanda, directeur général de la Miba au cours d’un entretien.
« La reprise de la production dépend de la relance de toutes les opérations, de rééquipement de la société, de l’achat de tous les engins qu’il faut pour pouvoir démarrer la véritable production. Parce que, ce qu’on a fait jusqu’à maintenant, c’est une manière de maintenir la dynamique de travail, mais aux dernières nouvelles, je pense que les choses vont aller dans le bon sens très bientôt », a-t-il ajouté.
Le directeur général de la Miba a aussi expliqué le pourquoi du retard constaté dans la libération de l’argent promis par le gouvernement. « Il y a eu du retard pour plusieurs raisons que je ne peux pas énumérer ici. Le plus important de ces réunions, c’est qu’il y avait des préalables qui ont été imposés par le gouvernement avant qu’on libère les 50 millions. Pourquoi ? Parce que l’État a déjà capitalisé à plusieurs reprises par le passé. Mais ce n’était pas fait dans les règles puisque la Miba était une société à économie mixte où il y a deux actionnaires : l’État congolais et un actionnaire minoritaire », a expliqué le DG Kabanda.
Et de poursuivre, « Mais donc, tant que ce n’est pas fait dans les règles, suivant les statuts et les règles, les réglementations de la société, ce n’est pas une capitalisation. Donc l’État perd en quelque sorte. Voilà pourquoi maintenant il y a l’obligation de faire les choses dans les règles. Et donc maintenant, on va le faire de manière à ce que aussi l’actionnaire minoritaire puisse apporter sa contribution ». ACP/N/B

