Partenariat public-privé: le portefeuille national offre une prospective des projets bancables en RDC (vice-Premier ministre du Plan)

Kinshasa, 7 avril 2026 (ACP).- Le portefeuille national des projets prioritaires est une dynamique qui offre à l’Etat une réserve des projets structurés et bancables dans le cadre du partenariat public-privé en République démocratique du Congo(RDC), a déclaré le vice-Premier ministre du Plan, à l’ouverture mardi à Kinshasa de l’atelier  de présentation dudit portefeuille.

« Le portefeuille national des projets prioritaires est une dynamique qui offre à l’Etat une vision prospective claire et une réserve des projets structurés et bancables alignés sur nos priorités sectorielles », a déclaré Guylain Nyembo, vice-Premier ministre en charge du Plan.

A cette occasion, le ministre Nyembo a précisé que l’avant-projet de loi relative au Partenariat public-privé (PPP) révisée a été conçu notamment pour simplifier les procédures, sécuriser les investissements et garantir une transparence accrue dans l’attribution de contrat.

« Le partenariat public-privé s’impose comme un levier stratégique incontournable, permettant de mobiliser des financements additionnels ainsi que de l’expertise technologique indispensable au développement de nos infrastructures et de nos services publics », a dit M. Nyembo,précisant également que ce portefeuille est le fruit de l’engagement du gouvernement à répondre aux éventuels défis qui persistent tels qu’en matière de coordination, structuration de projet et de gestion de risque ainsi que d’attractivité du cadre juridique.

C’est dans ce cadre que le gouvernement s’est engagé à corriger les insuffisances observées, d’intégrer des meilleures pratiques internationales afin de renforcer la crédibilité de notre pays auprès des investisseurs nationaux et internationaux.

« Il s’agit également de captiver le rôle des institutions et d’améliorer les mécanismes de préparation de sélection de projets. Ceci pour aligner le cadre juridique sur le standard international à la matière, et d’en faire une mesure importante du programme économique du gouvernement soutenu par la facilité pour la résilience et la durabilité du Fonds monétaire international avec pour échéance la transmission de ce texte au parlement d’ici fin juin 2026 », a fait savoir le ministre.

40 projets prioritaires répartis dans 12 secteurs économiques

Une attitude du DG de l’UC-PPP

Pour sa part, François Ngenyi, directeur général de l’Unité de conseil et de coordination du  partenariat public-privé (UC-PPP) a fait savoir que ce portefeuille des projets comprend actuellement  40 projets prioritaires répartis dans douze secteurs notamment l’énergie, les transports, l’eau et la santé, dont certains en phase de faisabilité et d’autres jugés bancables.

Ces projets identifiés sont entre autres la mise en œuvre du parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu, la construction et délégation de service public de la fibre optique ; la construction du pont-rail Brazzaville-Kinshasa ; l’extension de la centrale hydroélectrique de la Tshopo ainsi que l’amélioration de la desserte en électricité à Kalemie.

Quant à l’avant-projet de loi, le directeur général a précisé que cet arsenal  vise à apporter plusieurs  améliorations notamment juridiques et une approche  fonctionnelle économique ; la classification des rôles institutionnelles et séparations des fonctions ; l’intégration explicite des exigences environnementales et climatiques.

 « Les travaux d’aujourd’hui visent à valider ces éléments, à prioriser les projets à promouvoir en 2026 et à formuler des amendements législatifs nécessaires. Ils poursuivent plusieurs objectifs notamment la vulgarisation des innovations contenues dans l’avant-projet de loi, le recueillement de vos avis techniques pour finaliser les amendements, la validation de la cartographie des projets PPP prioritaires et garantir leur cohérence sectorielle », a-t-il renchéri.

Le directeur général Ngenyi a, par ailleurs, salué le leadership du président de la République à travers le gouvernement,  ainsi que l’accompagnement des différents partenaires notamment la BAD à travers son appui financier par  la Cellule d’exécution de financement en faveur des Etats fragiles (CFEF) et le « CPS ».

Ces échanges techniques de deux jours, soit du 7 au 8 avril, regroupent les acteurs des secteurs privés et publics, la société civile et des partenaires techniques sur trois questions présentées par le cabinet « CPS » basées sur les  critères prioritaires pour considérer un projet bancable, les modalités de garanties publiques, les mesures de transparence et d’arbitrage pour garantir la confiance des investisseurs et des citoyens.

A l’issue desdits travaux, un rapport de validation technique consensuel sera établi, assorti d’une liste d’amendements prioritaires à l’avant-projet de loi et un calendrier de finalisation et de promotion du portefeuille.

ACP/

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