Patronat congolais : l’instauration d’un dialogue envisagée pour renforcer la gouvernance du secteur privé

Kinshasa 12 septembre 2026 (ACP).– L’instauration d’un dialogue permanent entre la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) a été envisagée par le président de l’organisation patronale, lors d’une matinée d’échanges et d’informations organisée vendredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. 

« Cette rencontre revêt d’une importance toute particulière. Elle ne constitue pas seulement un cadre d’information et de prise de contact institutionnelle. Elle traduit surtout la volonté commune d’instaurer un dialogue permanent, sincère, constructif et responsable entre l’organe de régulation et le secteur privé, dont la Fédération des Entreprises du Congo est la plus représentative du secteur formel », a déclaré M. Robert Malumba, président national de la FEC.

Selon lui, la FEC avait accueilli avec beaucoup d’espoir l’avènement de la nouvelle direction générale de l’ARSP, ayant vu l’opportunité d’un nouvel élan, celui d’une régulation davantage concertée, d’un dialogue institutionnel renouvelé et d’une collaboration plus étroite entre le régulateur et l’organisation patronale la plus représentative. 

« Nous pensions qu’une nouvelle dynamique allait rapidement permettre de consolider les acquis des années précédentes et de corriger les insuffisances constatées dans la gouvernance du dispositif. Mais, deux à trois mois après cette prise de fonctions, nous devons reconnaître que les signaux attendus tardent encore à se manifester avec la vigueur nécessaire », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, M. Malumba a constaté une distanciation progressive entre la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et l’Autorité de régulations de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP).

« Nous ne sommes pas satisfaits de la gouvernance actuelle de la sous-traitance dans le secteur privé. Nous constatons progressivement une distanciation entre l’organe de régulation et l’organisation patronale qui représente les entreprises auxquelles cette régulation s’applique. Or, une politique destinée à transformer le secteur privé ne saurait durablement être conçue, interprétée et mise en œuvre sans une implication structurée du secteur privé organisé », a-t-il précisé.

Il a fait connaitre que la sous-traitance n’a pas été instituée pour multiplier les formalités administratives ; elle a été conçue pour permettre l’émergence d’une classe d’entrepreneurs congolais capables d’intégrer les chaînes de valeur, de créer des emplois, d’acquérir de l’expertise, d’investir, et progressivement de devenir des entreprises compétitives. 

Le président de la FEC a laissé entendre que la véritable mesure de la réussite de cette politique ne doit donc pas être seulement, le nombre de contrôles effectués ou le volume des ressources recouvrées, mais le nombre d’entreprises congolaises que la réforme aura effectivement permis de faire naître, grandir et prospérer. ACP/MUNK.

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