Kinshasa, 20 août 2026 (ACP).- La modernisation de la gestion publique a été présentée jeudi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC) comme une responsabilité collective par l’Inspecteur général des finances et chef de service, à la clôture du séminaire sur la vulgarisation du plan stratégique triennal 2026-2028 et du contrôle systémique, organisé à l’intention des responsables des administrations et services publics.
« En termes de conclusion de ce séminaire de vulgarisation du plan stratégique triennal 2026-2028 et du contrôle systémique de l’Inspection générale des finances, il ressort que la modernisation de la gestion publique constitue une responsabilité collective », a déclaré M. Christophe Bitasimwa, Inspecteur général des finances et chef de service à cette occasion.
« Les plans ne doivent pas être considérés comme de simples documents institutionnels. Ils constituent une feuille de route pour renforcer l’efficacité du contrôle, améliorer la gouvernance publique, sécuriser les ressources de l’État et contribuer à l’amélioration de la performance des administrations et services publics », a-t-il ajouté.
Il a, à cet effet, démontré que les échanges intervenus au cours de ce séminaire ont relèvé l’importance d’une collaboration permanente entre l’IGF et les différents ministères de l’État.
« La réussite de cette nouvelle dynamique dépendra de l’engagement de chaque responsable, de la capacité des administrations à renforcer leurs dispositifs de contrôle interne et de leur volonté de s’inscrire dans une culture de prévention, de transparence et de résultats », a ajouté l’inspecteur général des finances chef de service.
L’IGF a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les administrations publiques dans la compréhension des principes portés par son plan stratégique triennal 2026-2028
« En définitive, mieux prévenir, mieux contrôler et mieux gérer constituent des conditions essentielles pour une administration publique plus performante, plus transparente et davantage au service de l’intérêt général », a-t-il martelé.
Prévenir pour sécuriser les finances publiques
L’inspecteur général chef de service a fait savoir que l’IGF s’est engagée à prévenir, anticiper et sécuriser les finances et biens publics afin d’instaurer la bonne gouvernance en RDC.
« Toutefois, la République démocratique du Congo a besoin d’aller encore plus loin. On ne doit plus se contenter de courir derrière les fautes commises. Il faut prévenir, anticiper, structurer et sécuriser la gestion des finances et des biens publics », a martelé Christophe Bitasimwa.
Il a rappelé que les résultats engrangés par l’Inspection générale des finances ces dernières années doivent beaucoup être attribués à l’appui politique du Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Nous ne lui rendrons jamais assez d’hommages pour son implication et son leadership exceptionnel.
« Pendant des années, le contrôle classique de l’IGF a porté ses fruits. Il a permis de traquer les antivaleurs, d’empêcher les détournements de fonds publics et de remettre tant soit peu de l’ordre dans la gestion des finances publiques », a dit l’Inspecteur général et chef de service.
La course vers la digitalisation
L’inspecteur général des finances Bitasimwa a précisé que le plan stratégique triennal et contrôles systémiques de l’IGF apporte à la gouvernance et à la performance des administrations et services publics une mutation du contrôle classique vers un contrôle systémique basée sur la numérisation ou la digitalisation, permettant un contrôle en temps réel, préventif, proactif et systématique.
En considérant l’administration comme levier de performance de la gouvernance publique en RDC, a-t-il précisé, ces travaux ont démontré que le numérique est un facteur d’efficacité, mais aussi d’efficience et de transparence.
« La digitalisation ou le numérique permet d’avoir la même approche systémique dans les sous-secteurs de l’Etat que vous gérez, de manière à maîtriser les données sur les flux d’activité, mais aussi les flux financiers qui circulent dans vos systèmes ou vos sous-systèmes qui sont à votre charge », a soutenu M. Bitasimwa.
Le plan triennal 2026-2028 se veut être une boussole pour anticiper et répondre aux défis futurs de la gouvernance financière en RDC en protégeant les recettes publiques face aux défis de la numérisation et la corruption.
ACP/M

