Kinshasa, 29 juillet 2026 (ACP).- Un appel à la valorisation et la reconnaissance des compétences professionnelles a été présentée comme le socle d’une économie moderne, lors d’une conférence organisée par le Club des bâtiments et travaux publics (BTP), à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Au-delà de la construction des bâtiments et des infrastructures, il faut réfléchir à la valorisation des compétences comme socle d’une économie moderne, à leur reconnaissance et à leur certification », a déclaré Guillaume Panda, représentant du ministre de la Formation professionnelle et Métiers.
Selon lui, la RDC forme depuis plusieurs décennies des milliers de jeunes et compte également un grand nombre d’artisans et de professionnels ayant acquis leur savoir-faire sur le terrain. Toutefois, beaucoup exercent encore sans reconnaissance officielle de leurs compétences, une situation qui limite leur mobilité professionnelle, leur employabilité et leur accès aux grands marchés de construction.
Pour M. Panda, la question centrale est désormais de savoir comment transformer les compétences existantes en un véritable capital humain identifié, certifié, valorisé et mis au service de la transformation économique nationale.
Cette réflexion intervient dans un contexte marqué par l’accélération des ambitions de développement de la RDC.
« Les projets d’infrastructures se multiplient : corridors de développement, routes, ouvrages énergétiques, logements, infrastructures publiques et investissements industriels. Tous traduisent une volonté politique de modernisation du pays », a-t-il souligné.
Il a cependant rappelé que derrière chaque pont, chaque route, chaque centrale électrique ou chaque immeuble se trouve une réalité souvent négligée.
« Aucune infrastructure ne peut être durable sans des professionnels qualifiés pour la concevoir, la construire, l’exploiter et l’entretenir. Les infrastructures sont construites avec du béton, de l’acier, des équipements et des technologies. Elles sont construites surtout avec des compétences », a insisté M. Panda.
Le représentant du ministre a également indiqué que les grands projets exigent désormais des standards élevés de qualité, de sécurité et de conformité. Sans une main-d’œuvre qualifiée et certifiée, a-t-il prévenu, le pays risque de dépendre durablement de compétences extérieures, au détriment de la valorisation de son propre potentiel humain.
Il a souligné que cette vision s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par le ministère de la Formation professionnelle et Métiers, visant à adapter les formations aux besoins réels de l’économie, à structurer les compétences nationales, à renforcer les mécanismes de certification et à faire de la qualification professionnelle un véritable levier de développement.
En plaçant la formation professionnelle, la certification des compétences et la validation des acquis de l’expérience au cœur de sa politique publique, le Gouvernement entend jeter les bases d’un développement durable fondé sur le capital humain. ACP/K

