RDC : appel à passer d’une urbanisation subie à une urbanisation planifiée

Kinshasa, 21 octobre 2026 (ACP). – Un appel à passer d’une urbanisation subie à une urbanisation planifiée en République démocratique du Congo (RDC) a été lancé, mercredi à Kinshasa, par la directrice générale de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat), lors d’un atelier organisé par ExpoBeton.

« L’Agence nationale de l’aménagement du territoire a constaté que l’expansion urbaine congolaise a souvent précédé la planification. C’est pourquoi j’appelle à passer d’une urbanisation subie à une urbanisation planifiée », a déclaré Carine Oniemba, directrice générale de l’Anat.

Elle a indiqué que les populations s’installent, les quartiers se développent et les activités économiques apparaissent avant que les pouvoirs publics ne tentent de rattraper une urbanisation déjà largement engagée. Cette logique, estime Mme Oniemba, doit progressivement céder la place à une approche prospective.

Elle a ainsi plaidé pour un changement de paradigme : « passer d’une urbanisation subie à une urbanisation planifiée ; d’une croissance spatiale désordonnée à une véritable politique de développement territorial ; et d’une occupation improvisée des sols à une valorisation responsable et prospective de notre territoire », a-t-elle soutenu.

D’après elle, derrière cette orientation se trouve une question fondamentale : quelle ville la RDC veut-elle construire dans vingt, trente ou cinquante ans ?

La réponse, selon Mme Oniemba, ne peut pas être apportée uniquement à travers des projets ponctuels, mais suppose une vision globale intégrant l’habitat, les transports, l’industrie, l’agriculture périurbaine, les espaces verts, les équipements publics, les réseaux d’eau et d’assainissement, les infrastructures énergétiques et les zones économiques. C’est précisément à ce niveau que l’Anat entend renforcer son rôle, a-t-elle renchéri.

Dans son intervention, la DG Oniemba a également insisté sur la mutation attendue de l’Anat, soulignant que cette structure ne devrait plus être perçue comme une simple administration produisant des cartes ou des documents techniques, mais devenir une véritable plateforme nationale d’intelligence territoriale.

ACP/Kul

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