RDC : audit du secteur minier, une opportunité pour renforcer la gouvernance  (Une organisation non gouvernementale)

Kinshasa, 13 mai 2026(ACP).- L’audit du secteur minier annoncé par le président de la République démocratique du Congo au dernier Conseil des ministres, a été considéré comme une opportunité de renforcer la gouvernance et la redevabilité aux bénéfices des populations, par une organisation,  selon un communiqué consulté mercredi par l’ACP.

« Cette initiative constitue une opportunité historique  de renforcer la gouvernance et la redevabilité dans le secteur minier pour les bénéfices des populations congolaises », a-t-on lu.

Pour le Centre Carter, cité dans le communiqué, cet audit  est une étape importante pour répondre aux préoccupations de longue date concernant la gestion des entreprises étatiques et les recettes publiques du secteur minier, dont dépendent le financement des services essentiels et le bien-être des populations congolaises.

Cette organisation a rappelé que depuis plus de quinze (15) ans ensemble avec ses partenaires de la société civile, ont mené des études et des analyses approfondies sur la gouvernance du secteur extractif de la RDC. Ces travaux, a indiqué la source, ont permis d’identifier les problèmes structurels de gouvernance minière et de constituer un volume important de données et d’informations susceptibles d’éclairer utilement la préparation et la conduite d’un audit rigoureux, crédible et transparent de ce secteur. 

Ces données concernent notamment la gestion des co-entreprises minières, la performance des entreprises du portefeuille de l’État, ainsi que l’efficacité des mécanismes de mobilisation des recettes minières.

Cette organisation a indiqué que l’efficacité de l’audit ainsi annoncé dépendra de plusieurs conditions essentielles, comprenant la transparence du processus d’audit, incluant la publication des termes de référence, de la méthodologie et des résultats dudit audit, notamment l’accès intégral aux registres de partenariat, aux contrats de partenariat, aux conventions d’actionnaires et aux états financiers des entreprises du portefeuille de l’Etat, afin de retracer tous les flux de revenus non documentés, comme ceux identifiés dans le cas de la Gécamines.

« Les Congolais ont le droit de savoir comment les entreprises étatiques et les revenus générés par leurs

ressources minières sont gérés. Cet audit est une occasion de leur apporter des réponses concrètes », a déclaré Fabien Mayani, directeur de programme gouvernance des ressources naturelles du Centre carter en RDC, cité dans le communiqué.

A cet effet, l’organisation a appelé les autorités congolaises à inscrire cet audit dans une démarche plus large d’évaluation de la gouvernance des entreprises du portefeuille de l’État, du régime fiscal du secteur minier et de l’administration fiscale, en vue de définir et de mettre en œuvre des réformes structurelles durables au bénéfice de la population congolaise, en particulier des communautés impactées par l’exploitation des ressources minières du pays.

Le président de la République Félix Tshisekedi a donné l’instruction lors de la 87e réunion du Conseil des ministres, sur l’audit du respect des obligations de rapatriement des recettes minières d’exportation, la gouvernance des coentreprises minières ainsi que sur les actifs miniers de l’État. ACP/C.L.

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