Kinshasa, 04 novembre 2026 (ACP).- Le Réseau des parlementaires africains contre la corruption (APNAC-RDC) et l’organisation Dignité Humaine ASBL ont signé un protocole d’accord de collaboration dans la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une cérémonie organisée mercredi à Kinshasa.
« C’est avec un réel sentiment de satisfaction, mais surtout avec un profond sens de responsabilité citoyenne, que nous prenons la parole à l’occasion de la signature de ce Protocole d’engagement et de collaboration entre la Dignité Humaine ASBL et le Réseau des Parlementaires Africains contre la Corruption, APNAC-RDC », a déclaré Élodie Ntamuzinda, coordonnatrice nationale de Dignité Humaine ASBL.
Selon elle, cet acte dépasse la simple formalité de signature d’un document, dans la mesure où il traduit la volonté commune de renforcer la lutte contre la corruption, les flux financiers illicites, l’impunité ainsi que les pratiques qui fragilisent la gouvernance publique.
Elle a souligné que la lutte contre la corruption ne relève pas uniquement du contrôle administratif ou de la répression, mais constitue également une question de citoyenneté, de responsabilité collective, de transparence institutionnelle et, fondamentalement, de dignité humaine.
’’Tofongola miso’’, une innovation citoyenne au service de la redevabilité.
Mme Ntamuzinda a fait savoir que Dignité humaine ASBL a porté le programme quinquennal dénommé ’’Tofongola miso 2026-2031’’, un dispositif intégré de promotion de la transparence publique, de la redevabilité institutionnelle et de la participation citoyenne.
Elle a expliqué que cette plateforme numérique ambitionne de faciliter la transmission des informations et des dénonciations citoyennes, de rapprocher les populations des institutions compétentes et de contribuer à l’émergence d’une culture de responsabilité publique.
Abordant la complémentarité institutionnelle, elle a estimé que la signature de ce protocole avec l’APNAC-RDC constitue une avancée importante pour renforcer la cohérence et l’efficacité des interventions des institutions concernées.
Cet instrument permettra, selon elle, de consolider les responsabilités respectives des parties autour d’une vision commune, d’un dispositif de coordination harmonisé ainsi que d’un mécanisme de suivi et d’évaluation.
« À cet égard, nous tenons à exprimer notre véritable ouf de soulagement et notre satisfaction à la suite des assurances reçues de l’APNAC-RDC quant à l’effectivité de la promotion de TOFONGOLA MISO auprès des députés. Cette promotion devra notamment se concrétiser par des rencontres en présentiel et des échanges en ligne avec les députés, avant chaque période de vacances parlementaires, ainsi qu’à l’occasion de la rentrée parlementaire », a-t-elle indiqué.
La coordonnatrice nationale a également évoqué les dispositions des articles 3 et 4 du protocole de collaboration conclu entre Dignité Humaine ASBL et l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC), qu’elle considère comme des références importantes pour préserver la cohérence du dispositif et envisager un cadre de collaboration tripartite.
« Nous avons aujourd’hui un protocole entre la Dignité Humaine ASBL et l’APNAC-RDC. Nous disposons également d’un cadre de collaboration avec l’APLC. Notre ambition, à court terme, est de pouvoir évoluer progressivement vers un protocole unique de collaboration tripartite réunissant la Dignité Humaine ASBL, l’APLC et l’APNAC-RDC », a-t-elle déclaré.
Cette démarche ne vise nullement à remettre en cause les engagements déjà pris ni à modifier les prérogatives légales de chaque institution, mais plutôt à harmoniser les engagements existants, à préciser les complémentarités et à renforcer l’efficacité opérationnelle du programme « TOFONGOLA MISO », a-t-elle précisé.
Pour Mme Ntamuzinda, l’efficacité de ce protocole ne se mesurera pas uniquement à la qualité de sa rédaction ou à la solennité de sa signature, mais surtout à sa capacité à produire des résultats concrets, notamment en matière de sensibilisation des populations, de dénonciations responsables, de transparence dans la gestion publique et de renforcement des mécanismes de contrôle.
« Nous voulons croire qu’au-delà de la signature de ce jour, nous sommes en train de construire quelque chose de plus grand : un mécanisme national de participation citoyenne et de redevabilité, capable de contribuer à la transformation de notre gouvernance publique », a-t-elle conclu.
De son côté, le président de l’APNAC-RDC, Jean-Pierre Pasi Za Pamba, a remercié la coopération allemande (GIZ) avant de saluer le travail réalisé par Dignité Humaine ASBL dans le cadre de la lutte contre la corruption en RDC.
Il a, par ailleurs, assuré de l’implication de l’Assemblée nationale et des députés dans la mise en œuvre de ce programme. ACP/Kunt

