Kinshasa, 19 mars 2026 (ACP).- Un protocole d’accord visant à moderniser les données géo-scientifiques et à renforcer les capacités des services géologiques en RD. Congo a été signé jeudi à Kinshasa entre le ministre des Mines et une délégation de l’Union européenne, en présence du Directeur général du Cadastre minier, lors de la clôture du programme PanAfGeo+ (2026–2029).
« Dans la modernisation et la transformation de notre secteur minier, ce projet s’inscrit dans le cadre du programme PanAfGeo+ Invest, financé par l’Union européenne, positionnant la République démocratique du Congo dans une sphère stratégique d’appui au développement des projets et de renforcement des capacités nationales dans les domaines des géosciences. Les données géo-scientifiques constituent un levier stratégique pour orienter les investissements et garantir une gestion durable de nos ressources naturelles », a déclaré Louis Watum Kabamba, ministre des Mines.
« Le gouvernement de la RDC renouvelle sa marque de reconnaissance à l’Union européenne pour son engagement en faveur du renforcement des capacités des services géologiques et de la promotion d’un développement durable du secteur minier », a-t-il ajouté
Selon lui, grâce à l’action du gouvernement de la République, dirigée par la Première ministre, Cheffe du gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, la RDC s’est engagée dans une dynamique de transformation profonde, visant notamment à renforcer la recherche géologique et minière, à consolider la souveraineté de l’État sur les données géo-scientifiques et à améliorer la gouvernance du secteur minier.
M. Watum a fait savoir que la RDC est aujourd’hui au cœur de la transition énergétique mondiale, en raison de sa contribution au développement des technologies modernes et à l’essor de l’économie verte. Elle détient environ 70 % de la production mondiale de cobalt et possède également certaines des plus importantes réserves mondiales de minerais critiques, indispensables aux batteries, aux véhicules électriques et aux technologies vertes.
« Notre ambition est claire, passer d’un modèle d’exportation de matières premières à un modèle de création de valeur, fondé sur la transformation locale, la transparence, la sécurité et la durabilité », a-t-il précisé.
L’amélioration de connaissances géologiques, un enjeu pour la RDC
Le ministre Watum a, à cet effet, indiqué que l’amélioration et l’approfondissement de la connaissance du potentiel géologique de notre territoire constituent un enjeu majeur pour notre pays. Cette connaissance, a-t-il ajouté, est essentielle pour promouvoir une exploitation responsable, transparente et durable de nos ressources minérales, afin qu’elles contribuent pleinement au développement économique et social de notre nation.
Le projet « Country Window RDC », c’est-à-dire la fenêtre pays consacrée à la République démocratique du Congo, mis en œuvre à travers le Service géologique national du Congo, avec l’appui de partenaires internationaux, représente une opportunité importante d’améliorer la connaissance de notre sous-sol, de renforcer les capacités techniques et scientifiques de nos institutions, et de réduire les risques liés à l’investissement minier.
Le ministre des Mines a souligné que les données géo-scientifiques constituent un outil stratégique d’aide à la décision. Elles permettent non seulement d’orienter les investissements, mais également de promouvoir le développement de l’exploration minière et de garantir une gestion responsable, transparente et durable de nos ressources naturelles.
Il a profité de cette occasion pour rendre un hommage appuyé au président de la République, Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont la vision guide résolument la réforme engagée dans le secteur des ressources naturelles.
Ce programme est porté par le Service géologique national du Congo (SGN-C) et le Cadastre minier dirigés respectivement par le Directeur général Raoul Wazenga et Popol Mabolia, en partenariat avec le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) et la «Team Europe», le programme ambitionne de faire du potentiel géologique congolais, un levier de croissance durable. Il entend notamment renforcer les chaînes de valeur des minerais critiques et améliorer l’attractivité du secteur minier. ACP/C.L

