Kinshasa, 27 juin 2026 (ACP).- Un décaissement global de 348,5 millions USD en faveur de la République démocratique du Congo, a été approuvé par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), pour la troisième revue du programme au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), selon un communiqué consulté samedi.
« Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un décaissement global à hauteur de 348,5 millions USD pour la troisième revue du programme au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), deux mécanismes d’appui conclus avec la RDC en janvier 2025 », a-t-on lu dans le communiqué du FMI.
Selon la source, cette approbation ouvre la voie à un nouveau décaissement de 190,4 millions de droits des tirages spéciaux (DTS), soit environ 258,2 millions de dollars américains, au titre de la FEC et de 66,6 millions de DTS, équivalant à 90,3 millions de dollars américains, au titre de la FRD.
Ce décaissement, a rapporté la source, porte le montant total mobilisé dans le cadre de ce programme à 761,3 millions de DTS, soit environ 1,032 milliard de dollars américains depuis son lancement.
Cette nouvelle avancée intervient sous le leadership du Président de la République Félix Tshisekedi, dans le cadre de l’action gouvernementale conduite par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, avec la mise en œuvre des réformes économiques pilotées par le ministre des Finances, Doudou Fwamba.
L’économie congolaise demeure résiliente
Par ailleurs, l’institution de Breton Woods relève que, malgré un contexte marqué par les défis sécuritaires dans l’Est de la RDC, l’épidémie d’Ebola, les incertitudes politiques et les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, l’économie congolaise demeure résiliente. Le FMI a souligné également la baisse de l’inflation, ramenée à 2,5 % en glissement annuel à fin avril 2026, le renforcement de la position extérieure du pays ainsi que des perspectives économiques à court terme jugées globalement favorables.
Le FMI a estimé, par ailleurs, que les résultats enregistrés dans le cadre du programme appuyé par la FEC sont globalement satisfaisants. La plupart des critères de performance et des réformes structurelles ont été atteints. Les deux critères non réalisés ont été expliqués par des dépenses de sécurité plus élevées que prévu et par un ajustement technique des opérations de change entre la Banque Centrale du Congo et le Trésor, pour lesquels les autorités congolaises ont déjà mis en œuvre des mesures correctives.
Le Conseil d’administration du FMI a, à cet effet, encouragé la poursuite des réformes engagées en matière de mobilisation des recettes intérieures, de modernisation de la gestion des finances publiques, de gouvernance, de transparence, de lutte contre la corruption et contre le blanchiment des capitaux, ainsi que des efforts visant la sortie de la RDC de la liste grise du GAFI.
Le FMI a indiqué également que les perspectives budgétaires pour 2026 demeurent globalement maîtrisées grâce à la bonne performance des recettes publiques, malgré les pressions liées aux dépenses sécuritaires et aux effets du contexte international. Il a salué enfin la prudence de la politique monétaire conduite par la Banque Centrale du Congo et insiste sur la nécessité de poursuivre les réformes destinées à renforcer la résilience macroéconomique, améliorer le climat des affaires et soutenir une croissance plus diversifiée, durable et inclusive.
Cette nouvelle décision du Conseil d’administration du FMI constitue un signal de confiance envers la trajectoire économique de la République démocratique du Congo et conforte les efforts entrepris par le Gouvernement pour préserver la stabilité macroéconomique, renforcer la crédibilité des finances publiques et accélérer les réformes structurelles au service du développement du pays.
ACP/ M/HM

