RDC : identité numérique, conditionnée comme capacité de l’Etat pour identifier les citoyens (Ministre de l’Economie numérique)

Kinshasa, 9 mai 2026(ACP).- L’identité numérique a été conditionnée jeudi par le ministre de l’Economie numérique comme la capacité de l’État à identifier correctement les citoyens, fournir des services publics fiables, sécuriser les transactions et renforcer l’inclusion , à l’ouverture et la clôture jeudi de l’atelier national de renforcement de capacités sur l’identité numérique, selon un communiqué consulté vendredi par l’ACP.

«L’identité numérique n’est pas un simple outil technique. Elle conditionne la capacité de l’État à identifier correctement ses citoyens, à leur fournir des services publics fiables, à sécuriser les transactions et à renforcer l’inclusion sociale », a déclaré Augustin Kibassa, ministre de l’Economie numérique, cité dans le communiqué.

Selon la source, cet atelier a été organisé en préparation de la participation de la République démocratique du Congo à l’Assemblée générale annuelle ID4Africa 2026 prévue à Abidjan.

 A cet effet, M. Augustin Kibassa Maliba a insisté sur le caractère stratégique de l’identité numérique, qu’il considère désormais comme une infrastructure essentielle de l’État moderne.

Le ministre a replacé cette démarche dans la vision du président Félix Tshisekedi, qui fait du numérique un levier de gouvernance, de croissance économique et de transformation sociale. Sous la conduite de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le gouvernement entend bâtir un écosystème numérique cohérent, souverain et inclusif.

Le communiqué a relevé, par ailleurs, qu’au-delà de l’identification numérique, les discussions ont porté sur l’intégration des infrastructures publiques numériques : paiements numériques, échange sécurisé des données, registres sectoriels, signature électronique et plateformes publiques interopérables.

C’est dans ce cadre que le ministre a souligné la nécessité pour la RDC de ne pas copier mécaniquement les modèles étrangers ni rester en marge des évolutions africaines. Évoquant notamment les expériences du Maroc et de l’Afrique du Sud, il a plaidé pour une trajectoire congolaise adaptée aux réalités territoriales et institutionnelles du pays.

Les enjeux de gouvernance

A cet effet M. Kibassa a fait savoir que les enjeux de gouvernance, de protection des données personnelles, d’interopérabilité des systèmes et de souveraineté numérique ont occupé une place centrale dans les échanges. 

Il a rappelé que « les données sont devenues des actifs stratégiques » et que la RDC devait pouvoir choisir ses standards technologiques, ses partenaires et ses mécanismes de gouvernance.

Le ministre s’est félicité de la qualité des contributions et a fixé plusieurs orientations stratégiques. Parmi les priorités annoncées figurent la finalisation du document de positionnement national pour l’AGA ID4Africa 2026, l’élaboration d’une cartographie des registres et plateformes existants, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de coordination inter- institutionnelle sur l’identité numérique, a-t-on lu.

Il a également insisté sur plusieurs principes devant guider la trajectoire congolaise: souveraineté, interopérabilité, protection des données, inclusion et utilité concrète pour le citoyen.

« La RDC ne veut pas subir les choix technologiques des autres, mais construire son propre modèle d’identité numérique», a-t-il affirmé devant les membres de la délégation appelée à représenter le pays à Abidjan.

Pour le ministre, l’identité numérique doit avant tout renforcer la confiance entre l’État et les citoyens, simplifier l’accès aux services publics et contribuer à la modernisation de l’administration congolaise, a rapporté, avant de réaffirmer l’engagement de son ministère à transformer les recommandations issues de l’atelier en actions concrètes, afin de faire de l’identité numérique un véritable outil de souveraineté et de développement pour la RDC.

Placée sous le thème : « Identité numérique : des DPI aux écosystèmes publics numériques », cette rencontre a réuni les membres du gouvernement, parlementaires, experts, institutions publiques, partenaires techniques et financiers, acteurs du secteur privé ainsi que représentants de la société civile. ACP/ C.L

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