Kinshasa, 11 août 2026 (ACP).– La conjoncture du cuivre à l’échelle mondiale a été jugée mardi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC), comme une opportunité pour le gouvernement d’augmenter les recettes d’exportation, par un économiste des ressources minérales au cours d’un entretien.
« La conjoncture du cuivre à l’échelle mondiale constitue une opportunité pour la République démocratique du Congo d’augmenter les recettes d’exportation. Le défi pour la RDC sera toutefois de transformer cette conjoncture favorable en gain durable pour l’économie nationale », a déclaré Jean-Pierre Osakula, économiste des ressources minérales.
Selon cet expert, la RDC garde sa position de deuxième pays producteur mondial de cuivre avec une production qui continue de progresser. Le pays est en mesure de profiter de la situation actuelle sur le marché, surtout que les exportations congolaises ont presque doublées en cinq ans, passant d’environ 1,8 million de tonnes en 2021 à plus de 3,4 millions en 2025.
M. Osakula a indiqué que la question n’est donc plus seulement de savoir combien de cuivre la RDC peut produire. Elle est désormais question de savoir combien de richesses la RDC peut réellement conserver de chaque tonne extraite de son sous-sol.
Selon lui, le cours du cuivre sur les marchés internationaux ne garantit pas à lui seul une meilleure redistribution de la richesse minière. Tout dépendra de la capacité de l’État à optimiser la fiscalité, à renforcer la transparence dans le secteur, à améliorer les infrastructures et l’énergie, développer la transformation locale et négocier des partenariats permettant au pays de conserver une part plus importante de la valeur créée.
« La RDC possède déjà l’un des principaux atouts de cette nouvelle économie mondiale : la ressource elle-même », a-t-il dit.
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