Kinshasa 16 Juillet 2024 (ACP)- Les jeunes de la République démocratique du Congo ont été sensibilisés mardi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo, au contrôle citoyen des contrats publics signés par la société civile congolaise et l’Inspection générale des Finances (IGF), a appris l’ACP de source administrative.
« Nous avons sensibilisé ces jeunes afin de les réveiller concernant le contrôle citoyen, nous avons parlé des erreurs commises dans l’identification du projet Sicomines, sa mise en œuvre ainsi que le suivi et l’évaluation, car le cycle du projet était bâclé, nous avons corrigé et nous pensons que la RDC ne connaîtra plus les mêmes erreurs », a déclaré Florimond Muteba, coordonnateur national de l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP).
Selon lui, l’objectif a consisté en l’implication active de cette frange de la population dans le suivi et le contrôle citoyen du cinquième avenant du contrat Sicomines, un accord majeur qui lie le gouvernement de la République démocratique du Congo à une entreprise minière chinoise.
Lors de cette conférence, les intervenants ont souligné que le contrôle citoyen ne se limitait pas au seul contrat Sicomines, mais devait s’étendre à l’ensemble des contrats publics signés par le gouvernement, que ce soit dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie, de l’éducation ou de la santé.
Les jeunes congolais ont, à cet effet, un rôle essentiel à jouer pour s’assurer de la transparence et de la bonne gestion des deniers publics.
D’après le président national de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) Jean-Claude Katende, la RDC a cette fois-ci obtenu quelques bénéfices et elle pourrait toucher jusqu’à 324 millions de dollars chaque année pour la construction des infrastructures ainsi que d’autres infrastructures.
« Il est important que la société civile et les communautés s’y impliquent pour éviter ce que nous avons connu avec les dispositions du contrat de 2008 où il n’y avait pas de transparence, de recevabilité, ni de prise en compte de la protection de l’environnement », a soutenu la source. Pour ce faire, le gouvernement congolais doit associer la société civile et les communautés à la mise en œuvre de toutes ces infrastructures, a-t-il dit.
Cette conférence a également permis de souligner les défis auxquels sont confrontés les jeunes souhaitant s’impliquer dans le contrôle citoyen, notamment l’accès à l’information, la complexité des contrats, ainsi que les risques de représailles qui ont été identifiés comme des obstacles à surmonter.
Pour faciliter l’implication des jeunes, la société civile et l’IGF ont annoncé, la mise en place des formations, d’ateliers et de ressources en ligne destinés à les accompagner dans leur démarche. Ces initiatives permettront aux jeunes Congolais d’acquérir les compétences nécessaires pour comprendre les enjeux des contrats publics, analyser les données et formuler des propositions constructives. ACP/C.L.

