RDC: la modernisation de l’Office national des produits agricoles du Congo, objet d’échange

Kinshasa, 15 mai 2026 (ACP).- La modernisation de l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC) de la République démocratique du Congo, ainsi qu’une meilleure prise en charge de ses agents ont été au centre dun échange jeudi entre le ministre de L’Agriculture, le comité de gestion et les syndicalistes, selon un communiqué consulté vendredi par lACP.

«Sur le plan des réformes, le ministre d’État Muhindo Nzangi a annoncé des discussions avec le gouvernement pour trouver des solutions durables, notamment sur la prise en charge des agents et la modernisation de l’ONAPAC», a-t-on lu.

Le document a précisé que le ministre d’État Muhindo Nzangi a également insisté sur la nécessité de renforcer la présence de l’Office sur le terrain et d’améliorer sa couverture nationale. «La réunion sest tenue dans un contexte marqué par des tensions sociales liées au non-paiement des salaires et aux difficultés de fonctionnement de l’établissement public», a rapporté la source.

Selon le document, le ministre a dressé un constat critique des performances actuelles de l’ONAPAC, estimant quelles ne permettent pas encore de maximiser les revenus du secteur agricole. Il a plaidé pour une concentration des activités dans des zones à fort potentiel agricole, notamment le Haut-Uélé, le Bas-Uélé, le Sud-Ubangi et le Kongo Central.

Muhindo Nzangi a également alerté sur les circuits informels d’exportation, particulièrement le trafic du café via des voies non contrôlées, appelant à une meilleure structuration du secteur en pleine campagne agricole.

De leur côté, les représentants syndicaux ont attribué la crise au non-paiement de plusieurs mois de salaires, tout en saluant louverture du dialogue avec la tutelle et en réclamant des mesures urgentes pour apaiser les travailleurs.

«Les difficultés financières de l’Office sont notamment liées à la baisse des exportations de café et de cacao, conséquence des fluctuations du marché international. L’ONAPAC, qui fonctionne essentiellement grâce à une redevance de 1,4 % sur les exportations, subit une forte pression sur ses recettes», a expliqué de son côté Mimy Monga, directrice générale de l’ONAPAC, cité dans le document.

«La directrice générale a toutefois assuré que l’ONAPAC reste disposé à accompagner le développement des cultures pérennes au cours des trois prochaines années», a précisé la source.«Nous ne sommes pas des ennemis des agents, mais des partenaires appelés à travailler ensemble pour stabiliser l’institution», a-t-elle rappelé. ACP/ODM 

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