Kinshasa, 10 janvier 2026 (ACP).- L’accompagnement du gouvernement congolais a été sollicité, vendredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, par le ministre des Ressources hydrauliques et électricité pour l’approbation du principe de développement du projet hydroélectrique du site « Piokatombe », selon le compte-rendu de la 74ème réunion du Conseil des ministres parvenu samedi à l’ACP.
« Le ministre des Ressources hydrauliques et électricité a sollicité l’accompagnement du gouvernement pour l’approbation du principe du développement de ce projet hydroélectrique et les habilitations nécessaires pour le site Piokatombe, notamment le recrutement d’une firme chargée de l’actualisation des études de faisabilité des aménagements, la mobilisation des ressources financières, nécessaire au financement des études à la structuration et à la mobilisation de financement public et privé », a-t-on lu dans le compte-rendu signé par Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement.
Selon ce document, le ministre des Ressources hydrauliques et électricité a entretenu le Conseil sur le développement du site hydroélectrique de Piokatombe qui dispose d’un potentiel minimal estimé à 6450 MW dont la mise en valeur permettrait non seulement d’optimiser la gestion hydraulique du fleuve Congo, mais également de sécuriser à terme la côte d’exploitation du complexe et de répondre à des besoins énergétiques à court et moyen termes avec de délai de réalisation nettement inférieure à ceux du grand Inga.
Il a, à cet effet, expliqué que le développement des aménagements de Piokatomba répond à plusieurs enjeux majeurs pour notre pays, notamment la sécurisation durable de l’approvisionnement électrique de Kinshasa dont les déficits structurels dépassent actuellement les mines et continuera de croître.
«Le déploiement du grand Inga positionne la RDC comme pilier énergétique régional, capable de répondre à la demande nationale et aux opportunités des exportations à moyen et long termes », a rapporté la source.
Cependant, l’approche progressive et structurée pour la concrétisation de ce projet hydroélectrique prévoit des actions, telles que la récupération des études existantes, l’organisation de la campagne de mesure topographique et la réalisation des études, de pré-faisabilité, la réalisation des études de faisabilité et d’un avant-projet détaillé ainsi que la structuration du cadre de mise en œuvre et des financements.
Appel à la réhabilitation des 17 centrales hydroélectriques privées en faillite
Par ailleurs, le ministre Sakombi Molendo a lancé un appel au gouvernement congolais pour réhabiliter les 17 centrales hydroélectriques en faillite qui constituent un patrimoine énergétique stratégique à ce jour inexploité.
« Leur réhabilitation représente ainsi une opportunité stratégique pour renforcer la sécurité énergétique des zones minières, améliorer l’accès à l’électricité de la population locale, valoriser les actifs publics existant et réduire la dépendance aux énergies fossiles », a indiqué le compte-rendu.
Et pour y parvenir, a fait savoir la source, il faut un modèle économique envisagé ainsi que le recours aux secteurs privés par le biais des partenariats à mettre en place suivant les dispositions réglementaires en vigueur notamment la conclusion des contrats IPP ou l’investisseur privé investi, réhabiliter et exploiter les installations pour vendre l’électricité produit à un opérateur public ou privé disposant d’un réseau de distribution dans le cadre d’un contrat d’achat de l’électricité.
Ce modèle, a-t-on lu dans le compte-rendu, va favoriser la conclusion des contrats de concession aux termes desquels il sera procédé soit à un renouvellement des contrats, soit à une remise d’installation à l’état pour des nouveaux contrats de concession.
Le ministre des Ressources hydrauliques et électricité a ainsi sollicité l’accompagnement du gouvernement pour non seulement les habilitations, mais aussi la réalisation des actions à entreprendre ainsi que les recommandations y relatives.
ACP/UKB

