Kinshasa, 20 décembre 2026 (ACP).- L’agriculture pérenne a été présentée comme un levier clé de lutte contre la déforestation en RD Congo par le ministre du secteur, à l’ouverture, vendredi, des travaux du Comité de pilotage du Programme d’appui à la mise en valeur durable des zones de savanes et de forêts dégradés (PSFD), selon un communiqué consulté samedi par l’ACP.
«Le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire en RDC, Muhindo Nzangi Butondo, a ouvert vendredi, les travaux de la 5ème réunion du Comité de pilotage du Programme d’appui à la mise en valeur durable des zones des savanes et de forêts dégradées (PSFD) en insistant sur la nécessité d’une stratégie agricole robuste pour lutter efficacement contre la déforestation en RDC», a-t-on lu dans le communiqué du ministère de l’Agriculture.
Selon la source, la mise en œuvre de ce programme s’inscrit dans la vision du Président de la République, Chef de l’État, Félix Tshisekedi, de relancer l’agriculture comme moteur de la lutte contre la pauvreté.
Le ministre Muhindo a, à cet effet, présenté deux axes stratégiques majeurs, à savoir l’intensification de la culture des produits pérennes (café, cacao, palmier) avec un objectif d’en faire une obligation pour chaque agriculteur rural pour la stabilisation des productions et réduction des conflits (vols, abandon de cultures), promotion de l’usage des fertilisants pour améliorer les rendements et limiter l’agriculture itinérante, principale cause de déforestation.
8 millions USD du PSFD salués
Par ailleurs, le ministre Muhindo a salué l’appui des partenaires techniques et financiers évalué à 8 millions de dollars américains au profit du PSFD. Cependant, dans un plaidoyer, le patron de l’Agriculture a estimé que ce montant parait insuffisant pour atteindre les objectifs fixés, avant de leur demander une accélération et un soutien financier accru.
Il a, par ailleurs, appelé à une montée en puissance du financement et à des procédures allégées pour éviter les blocages dans l’exécution des projets.
Le ministre a également plaidé pour que ces fonds servent à installer des unités de production d’engrais minéraux dans les zones forestières.
Vers des objectifs ambitieux à grande échelle
Dans le même cadre, le PSFD prévoit des milliers d’hectares tandis que le gouvernement vise des millions d’hectares à restaurer en cinq ans. Sur ce, le ministre d’État a exhorté les parties prenantes à élever leur niveau de responsabilité et à intégrer pleinement l’agriculture dans les politiques environnementales durables.
Il a rappelé que l’avenir de la lutte contre la déforestation se joue dans les champs, autour des forêts, grâce à une agriculture pérenne, durable et soutenue par des politiques fortes. ACP/ODM

