Kinshasa, 23 septembre 2026 (ACP).- Le Code numérique de la République démocratique du Congo (RDC) a été présenté comme un moyen de vulgarisation du numérique et un levier du développement économique, social et politique du pays, lors de la première édition de la Foire de l’innovation et de l’entrepreneuriat « Vuk’Afrik », organisée mercredi à Kinshasa.
« Le code numérique est là pour vulgariser le plus possible le digital et permettre qu’il y ait plus la grande utilisation du digital. Nous en avons impérativement besoin pour notre développement social, économique, même politique. Car le code numérique est là depuis un certain temps, mais il fallait s’organiser pour trouver des solutions permettant à prendre en charge cette matière et accompagner ceux qui s’expriment dans le numérique », a déclaré Christian Katende, président de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC).
Selon lui, les services à valeur ajoutée constituent un apport aux activités des télécommunications et permettent de développer certaines applications ainsi que d’accompagner les opérateurs dénommés prestataires de services à valeur ajoutée, en leur octroyant des titres.
« Quand on parle du digital, on est un peu plus à un cran supérieur et quand on voit justement toutes les problématiques qui sont liées au digital et qui sont encadrées par le code numérique, il était important de prendre aussi en charge de manière effective cette matière », a-t-il dit.
Il a fait savoir que les services d’encadrement, notamment dans les domaines de la certification électronique, de la protection des données et des services numériques, sont désormais effectifs.
M. Katende a relevé que la tâche de l’ARPTC consiste à accompagner les jeunes qui développent des applications, afin de permettre leur utilisation effective par les clients auxquels elles sont destinées. « Nous, nous les accompagnons le plus possible, de la même manière que nous accompagnons les opérateurs télécoms qui venaient et voulaient s’exprimer les uns dans l’Internet, les autres dans le GSM, les autres dans le satellite », a-t-il laissé entendre.
« Donc, pour l’ARPTC, c’est aujourd’hui un accès que nous donnons à ces différents entrepreneurs ou ces différents créateurs à, je dirais, l’encadrement qui a été institué visant d’une part à les protéger, d’une part à, je dirais, favoriser le développement de leurs activités et à leur faire voir aussi quelles sont les limites et quels sont les droits qui sont les leurs », a-t-il renchérit.
Il a souligné que le rôle de l’ARPTC est de favoriser davantage le développement du secteur, relevant que le Code numérique est intervenu après l’essor des applications numériques, lesquelles évoluaient jusque-là sans encadrement spécifique.
« Maintenant grâce au code numérique aujourd’hui elles sont encadrées et elles sont accompagnées », a-t-il expliqué.
Pour lui, l’objectif de la nation digitale est de placer le numérique au centre de l’économie. « Il faut le plus possible aider ceux qui s’expriment dans cette matière à développer leurs activités. Parce que toutes ces applications-là, certaines peuvent être des licornes, peuvent être des réussites. Mais il faut qu’elles soient protégées », a-t-il conclu.
La première édition de la Foire de l’innovation et de l’entrepreneuriat »Vuk’Afrik » a pour thème : « Innovation, entrepreneuriat et transformation économique : construire les nouvelles dynamiques de croissance africaines ».
Elle réunit plus de 3.000 participants autour de l’enjeu de transformer les idées, les entreprises et les innovations congolaises en véritables leviers de croissance.
Organisée du 23 au 25 septembre 2026, cette activité est placée sous le haut patronage du Président de la République et organisée par la Congolese Computer Community (CCC).
ACP/KUNT

