RDC : le Conseil national du travail, tremplin pour l’équilibre dans l’application du SMIG

Kinshasa 30 janvier 2026 (ACP). La tenue du Conseil national du travail (CNT) est une occasion propice pour trouver le point d’équilibre dans l’application du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), a soutenu jeudi, le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, à l’ouverture de la 37ème session à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

« L’enjeu de la présente session extraordinaire du CNT dont j’ai l’honneur de procéder à l’ouverture des travaux ces jours au nom de Mme la Première Ministre est de trouver le point d’équilibre dans l’application du salaire minimum interprofessionnel garanti SMIC. La rencontre tripartite
du 15 janvier 2026 réunissant la chef du gouvernement, les organisations des employeurs et les syndicats des travailleurs a démontré que le dialogue social demeure l’outil privilégié
pour dépasser certaines incompréhensions et de rapprocher le plus possible les positions des uns et des autres », a fait savoir Jean-Pierre Lihau Ebwa, vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, qui a représenté la première ministre.

« Les travaux que vous entamez exigent sens de responsabilité, esprit de compromis, pragmatisme, flexibilité et conscience. Pour l’intérêt supérieur de la nation. Il vous appartient de trouver le juste équilibre entre l’amélioration nécessaire des conditions de vie des travailleurs
et la viabilité économique des entreprises dans un contexte qui reste fragile. Je disais tout à l’heure aux représentants des employeurs et à celui des employés que sans travailleur, point d’entreprise. Mais sans entreprise, point de travailleur. Il faut donc veiller au droit. Le droit des travailleurs. Et en même temps, protéger la viabilité de nos entreprises. Et la seule arme à notre disposition pour y parvenir, la seule et l’unique, c’est les dialogues sociaux.
Il n’y a pas de miracle à faire », a-t-il martelé.

Pour sa part, le ministre de l’emploi et travail a précisé que les travaux vont se pencher sur plusieurs projets de textes, proposés aussi bien par le ban Gouvernement, que les bans employeurs et travailleurs.

« Les travaux de la session extraordinaire du Conseil National du Travail de ce jour s’inscrivent dans une démarche de continuité et de cohérence institutionnelle lis font suite aux consultations courageusement entamées par Son Excellence Madame la Première Ministre avec les partenaires sociaux. Ces échanges ont permis de préparer le terrain en identifiant les points de convergence et les zones de préoccupation, afin que cette session ne se limite pas à de simples débats, mais celle de solutions courageuses et équitables », a fait savoir le ministre Ferdinand Massamba.

Il a par ailleurs fait savoir que les résolutions de ces travaux devront résoudre la question liée à l’application du SMIG, des allocations familiales minima et de contre-valeur du logement.

« De manière spécifique, nos résolutions devront répondre à une double question fondamentale, celle de savoir comment résoudre durablement les difficultés des entreprises dans l’application du Décret n° 25/22 du 30 mai 2025 portant fixation du salaire minimum interprofessionnel garanti, des allocations familiales minima et de contre-valeur du logement, et consacrer en même temps dans notre législation nationale un Salaire Minimum Agricole Garanti (SMIG) dans un contexte de concurrence, d’informalité croissante et de vulnérabilité du tissu économique », a-t-il renchéri.

La trente-septième (37) session ordinaire du Conseil national de travail qui s’est ouverte ce 29 janvier, vise à traiter les matières en rapport avec la préservation des emplois en RDC, ainsi que l’amélioration des conditions de travail, notamment le salaire minimum interprofessionnel garantie (SMIG).

ACP/C.L.

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