Kinshasa, 20 juillet 2026 (ACP).- Le gouvernement de la République démocratique du Congo(RDC), à travers le ministre des Mines, s’est engagé lundi à Kinshasa, capitale du pays, à renforcer la participation des Congolais à travers un partage équitable des richesses minières, dans le cadre de la mise en œuvre du code et règlement de ce secteur, selon un communiqué dudit ministère.
« Ces réformes traduisent la volonté du gouvernement de faire en sorte que les richesses du sous-sol congolais soient partagées de manière plus équitable et profitent davantage aux citoyens congolais, appelés à devenir actionnaires, partenaires et acteurs du développement économique national », a déclaré Louis Watum, ministre des Mines cité dans ce communiqué.
Selon la source, l’article 71 bis du code minier prévoit que 10 % du capital social des sociétés minières d’exploitation soient réservés aux Congolais. Cette disposition marque un tournant historique en faveur de l’indigénisation du capital des entreprises minières.
« Le Règlement minier, à son article 144 bis, précise les modalités de cette participation. Il prévoit notamment que ces 10 % soient répartis à hauteur de 5 % du capital social attribués aux travailleurs congolais de chaque entreprise minière et 5 % réservés à des personnes physiques de nationalité congolaise, afin qu’ils bénéficient directement de la création de valeur générée par l’exploitation des ressources minières nationales », a rapporté la source.
Le code minier pour le renforcement du tissu industriel national
Le document a, Par ailleurs, indiqué que le code minier prévoit également que les entités de traitement ne détenant pas de titre minier réservent au moins 50 % de leur capital social à des Congolais. Cette disposition vise à favoriser l’émergence d’un tissu industriel national solide, à développer les compétences locales et à accroître la transformation des minerais sur le sol congolais.
« Le ministre des Mines a accordé, à travers une note circulaire du 30 janvier 2026, un moratoire exceptionnel relatif à la participation des travailleurs congolais au capital social, en vue de permettre aux entreprises concernées de se conformer à ces exigences légales. Ce moratoire expire le 31 juillet 2026, date à partir de laquelle les entreprises devront justifier de leur conformité aux dispositions légales et réglementaires en vigueur », a-t-on lu.
À travers ces mesures, le ministre Watum réaffirme sa détermination à faire appliquer le code minier et le Règlement minier dans toute leur rigueur, tout en accompagnant les opérateurs vers une mise en conformité responsable et progressive.
Cette réforme constitue une avancée majeure vers une industrie minière où les congolais ne sont plus seulement des employés, mais également des actionnaires, des investisseurs et des bénéficiaires directs des richesses de leur pays. Elle permttra également aux congolais d’être désormais informés en détails de la gestion des entreprises minières congolaises, une étape très importante dans l’amélioration de la gouvernance et de la transparence. ACP/M

