Kinshasa, 11 septembre 2026 (ACP). – La Fédération des entreprises du Congo (FEC) a sollicité la mise en place d’un cadre permanent de concertation et de suivi chargé d’examiner les difficultés liées à l’application de la loi sur la sous-traitance en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une matinée d’échanges organisée vendredi à Kinshasa.
« Nous souhaitons, à cet effet, la mise en place ou la réactivation d’un cadre permanent FEC–ARSP de concertation et de suivi, appelé à se réunir périodiquement et non uniquement lorsqu’une difficulté apparaît. Ce cadre devrait permettre d’examiner les difficultés d’application de la loi, d’évaluer les pratiques de contrôle, de suivre l’évolution des guides sectoriels, d’anticiper les réformes réglementaires et de mesurer concrètement les effets de la politique de sous-traitance sur le développement des entreprises congolaises », a déclaré Robert Malumba, président national de la FEC.
Selon lui, la concertation que la FEC demande ne doit cependant pas être une simple formalité protocolaire, mais plutôt une démarche qui précède les décisions, et non celle appelée à les expliquer lorsqu’elles ont déjà été prises.
« Nous voulons pouvoir identifier ensemble les difficultés avant qu’elles ne deviennent des contentieux, rechercher des solutions avant qu’elles ne deviennent des crises et construire ensemble des mécanismes qui permettent à l’ARSP d’exercer pleinement sa mission tout en préservant la sécurité juridique, la compétitivité et la confiance des opérateurs économiques », a-t-il dit.
D’après M. Malumba, la Fec tient, à ce stade, à soulever fermement la question des missions de contrôle auprès des entreprises principales, qui, jusqu’à une période récente, étaient organisées et conduites conjointement par l’ARSP et la FEC. Elle procédait d’une logique institutionnelle de concertation et répondait aux orientations données par le Président de la République, tendant à associer la Fédération aux missions de contrôle afin de préserver les intérêts légitimes des entreprises, tout en permettant à l’ARSP d’exercer pleinement ses prérogatives légales.
« La FEC exerce certes des responsabilités différentes, mais elle doit pouvoir se retrouver autour d’une même ambition : faire de la sous-traitance non seulement un mécanisme de régulation et de contrôle, mais surtout un puissant instrument de transformation structurelle de notre économie », a-t-il conclu.
Elle est disposée à mettre son expérience, son expertise et la connaissance du terrain de ses membres au service d’une sous-traitance qui protège les intérêts nationaux sans fragiliser l’entreprise, favorise l’entrepreneur congolais sans décourager l’investissement et transforme progressivement l’accès aux marchés en capacités industrielles, techniques, financières et entrepreneuriales durables.
ACP/M

