RDC: le renforcement de la stabilité macro-économique evoqué dans une conférence à Kinshasa

Kinshasa 5 juin 2026 (ACP). Le renforcement de la stabilité macro-économique en vue d’accroitre le pouvoir d’achat des biens et services aux populations congolaises, a été évoqué vendredi à Kinshasa, capitale de la Republique démocratique du congo, lors d’une conference-debat dans le cadre de la rentrée des économistes hétérodoxes organisée à l’Université pédagogique nationale.
« Il est necessaire pour le gouvernement de renforcer la politique de la stabilité macro-economique, en vue d’accroitre le pouvoir d’achat des biens et services aux populations de la RDC », a déclaré Vincent Ngonga, professeur d’université, lors de son intervention.
A cette occassion, il a evoqué les effets positifs du renforcement de cette stabilité, notamment l’attractivité pour la RDC aux nouveaux investissements, la stabilité du taux de change et de ses réserves, pour resister aux éventuels chocs financiers.

Pour M. Ngonga, ces avancées doivent être consolidées pour permettre à la RDC d’avoir plus de marge de manœuvre afin de prendre en charge l’agenda du développement.
« Il y a aussi le renforcement de la viabilité des finances publiques. Ça veut dire qu’il y a beaucoup plus de prudence dans l’exécution du budget de l’État, davantage de mobilisation des recettes budgétaires », a-t-il dit.
« Ce renforcement du cadre macro-economique peut se faire à travers notamment l’émission des titres publics, la construction des universités, des centres de santé, des routes pour interconnecter le pays, ainsi que des routes de dessertes agricoles pour permettre un vrai envol des politiques sectorielles et une plus grande diversification structurelle de l’économie Congolaise », a dit le professeur.

Pour sa part, René Topsoba, représentant pays du Fonds monétaire international (FMI) a fait le point sur la contribution de son institution à la stabilisation macro-économique de la RDC, tout en rappelant la responsabilité du gouvernement comme premier acteur du développement.
« Il était plus question de la contribution du fonds monétaire à la stabilisation macroéconomique de la RDC. Il n’y a que deux problèmes qui sont traités en économie.Il y a la stabilisation macroéconomique, c’est à court terme,
et le développement ou la transformation structurelle à moyen et long terme. Le fonds monétaire s’occupe des questions de stabilisation macroéconomique, et non des développements ou des transformations structurelles », a fait savoir le representant du FMI à ces assises.
Cette conférence a été organisée par la Faculté des sciences économiques et de gestion, en collaboration avec le laboratoire des économistes hétérodoxes, sous le haut patronage de la Rectrice de l’Université Pédagogique Nationale.

ACP/NK

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