Kinshasa, 20 Juillet 2026 (ACP).- La politique d’entretien des routes a été énumérée parmi les solutions indispensables à promouvoir en République démocratique du Congo (RDC), en vue de pérenniser les infrastructures en construction à travers l’ensemble du territoire national, a appris lundi l’ACP de source administrative.
« L’entretien des routes est indispensable pour la RDC, il devrait devenir une obligation permanente pour pérenniser les différentes infrastructures en construction à travers toutes les provinces du pays », a déclaré Jean Bamanisa, membre de la commission suivi et évaluation au Senat, à l’issue d’une tribune organisée à cet effet.
Selon lui, cette politique doit être soutenue par des ressources dédiées telles que le paiement des péages, des redevances d’usage ou des fonds spécifiques.
« Les investissements sont principalement orientés vers la construction de nouvelles infrastructures alors que leur maintenance demeure insuffisamment financé, alors qu’entretenir une route coûte généralement moins cher que de devoir la reconstruire entièrement quelques années plus tard », a-t-il ajouté.
M. Bamasina a, à cette occasion présenté neuf faiblesses issues d’un état des lieux des infrastructures routières sur leur durabilité, leur coute après les saisons pluvieuses, ainsi que leur impact sur le développement national.
A ce titre, il a formulé quelques reformes, notamment une classification fonctionnelle des infrastructures distinguant, notamment les corridors nationaux, les routes interprovinciales et les dessertes locales, les routes interprovinciales et les dessertes locales, chacune devant relever d’une autorité clairement désignée.
En ce qui concerne les coûts de construction,
le sénateur Bamanisa a suggéré la mise en place d’une base nationale des coûts unitaires, d’un inventaire géoréférencé des ouvrages publics et d’une publication systématique des coûts des grands projets, afin d’améliorer la transparence et le contrôle des finances publiques.
Le recourt à la production et la main d’œuvre locale, moteur de développement national
En outre, le sénateur Jean Bamanisa a en ce qui concerne la construction des routes invité le gouvernement à privilégier les matériaux fabriqués localement au détriment de ceux importés, et la main d’œuvre locale pour renforcer les compétences et expériences.
« Nos chantiers enrichissent peu le pays
Nous importons le ciment quand nous en produisons, l’ingénieur quand nous en formons, la main-d’œuvre qualifiée quand nos jeunes cherchent du travail. Le chantier passe, et il ne reste ni compétence, ni entreprise, ni filière. Il faudrait privilégier les matériaux nationaux, l’expertise et les compétences congolaises, et les méthodes à haute intensité de main-d’œuvre partout où elles sont techniquement pertinentes », a-t-il insisté.
« Un chantier public n’est pas seulement une dépense : c’est une occasion de former, d’employer et de faire naître des entreprises. Nous la laissons passer avec constance », a dit M. Bamanisa.
L’entretien des routes constitue une urgence et un véritable défi que la RDC est appelée à relever pour pérenniser les acquis issus des initiatives mises en œuvre par le gouvernement, à travers notamment le PDL-145T sur toute l’étendue du territoire national.
ACP/K

