Kinshasa, 4 juin 2026 (ACP).- Les corridors de transport ont été présentés comme une nécessité pour assurer le développement industriel grâce à l’implantation des zones économiques spéciales, a fait savoir le ministre du Commerce extérieur de la République démocratique du Congo, lors d’une séance de travail organisé jeudi à Abidjan, en Côte d’Ivoire, selon un communiqué consulté jeudi à l’ACP.
« Les corridors de transport doivent devenir des corridors de développement industriel grâce à l’implantation des Zones économiques spéciales (ZES) le long de ces axes stratégiques », a déclaré Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur.
Selon la source, le ministre Paluku l’a fait savoir au cours de ses échanges avec les responsables de la Banque africaine de développement (BAD), autour de la transformation des infrastructures de transport en pôles de croissance économique et industrielle en RDC, en sa qualité de chef de délégation.
A cette occasion, a souligné le communiqué, il a mis en avant le caractère stratégique du corridor Kisangani-Beni-Kasindi-Ouganda, présenté comme un axe majeur de connexion entre les marchés de l’Afrique de l’Est et ceux de l’Afrique centrale.
Les discussions ont porté sur huit axes prioritaires, notamment le Corridor de Lobito, considéré comme un programme d’intégration économique régionale, le projet ferroviaire Tanzanie-Burundi-Kindu destiné à désenclaver le centre du pays, ainsi que le corridor de mobilité urbaine de Kinshasa.
Ces échanges ont également concerné le projet de pont route-rail Kinshasa-Brazzaville, le développement du complexe hydroélectrique Grand Inga, la transformation locale des minerais critiques dans la Zone économique spéciale (ZES) de Musompo et la relance des mécanismes de préparation et de financement des projets relevant de l’ « AUDA-NEPAD », a indiqué le communiqué.
« Cette approche globale doit désormais figurer parmi les priorités absolues de la BAD, au même titre que le Corridor de Lobito », a soutenu la délégation congolaise, précisant que les enjeux économiques, sécuritaires et d’intégration sont étroitement liés à cet axe.
Les deux parties ont, à l’issue de la réunion, convenu d’instaurer des évaluations périodiques afin d’assurer le suivi de l’alignement des priorités, de la mobilisation des financements et de la mise en œuvre des projets à travers une approche associant les secteurs public et privé. ACP/C.L.

