RDC : les employeurs sollicitent une application progressive du nouveau SMIG fixé à 21.500 FC

Kinshasa, 25 fév. 2026 (ACP).- Les employeurs, à travers la Fédération des entreprises du Congo (FEC), ont sollicité une application progressive du nouveau SMIG fixé à 21.500 FC par le gouvernement, afin de préserver l’équilibre financier des entreprises du secteur privé de la République démocratique du Congo, selon chargé de la Cellule du Conseil national travail à la FEC.

‎«La Fédération des entreprises du Congo (FEC) sollicite du gouvernement une mise en œuvre échelonnée du deuxième palier du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). Cette progressivité est essentielle pour protéger l’équilibre financier des entreprises et préserver l’outil industriel national », a déclaré M. John Mwenda, chargé de la Cellule du Conseil national travail à la FEC. 

‎Selon lui, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs ne doit pas se faire au détriment de la survie des entreprises tout en relevant que le patronat congolais estime qu’une application immédiate et brutale du nouveau barème pourrait fragiliser de nombreux employeurs, déjà confrontés à un contexte économique difficile.

‎«Cette politique d’échelonnement permettra aux employeurs d’amortir non seulement la charge salariale supplémentaire, mais également de préserver le tissu industriel du pays », a-t-il  expliqué.

Le gouvernement pour l’application du nouveau SMIG

Cependant, le gouvernement congolais a affiché sa détermination à relever le pouvoir d’achat des travailleurs. Il a exigé des employeurs l’application systématique d’un SMIG fixé à 21 500 francs congolais par jour.

‎Cette mesure, d’après le gouvernement, vise à répondre à la dépréciation du pouvoir d’achat constatée ces derniers mois. A cet effet, des discussions entre les partenaires sociaux (Gouvernement, Employeurs et Syndicats) se poursuivront afin de définir les modalités pratiques de ce réajustement salarial, pour concilier justice sociale et viabilité économique, a rappelé ce responsable de la FEC. 

‎Cette réaction intervient après la clôture, le vendredi 20 février, des travaux du Conseil national du travail (CNT) qui ont débuté quelques jours auparavant, a-t-on noté. ACP/

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