Kinshasa, 15 juillet 2026 (ACP). – L’Inspection générale des finances (IGF) de la République démocratique du Congo (RDC) a prôné la digitalisation pour moderniser la gestion des entreprises publiques, lors de l’ouverture du séminaire de vulgarisation de son Plan stratégique triennal 2026-2028, organisé mercredi à Kinshasa à l’intention des mandataires publics.
« Le contrôle systémique ne cherche pas uniquement à réduire les irrégularités, il ambitionne de créer les conditions d’une meilleure gouvernance, premier facteur d’amélioration durable de la performance. Pour les entreprises et établissements publics, la digitalisation offre des avantages décisifs. Elle permet d’abord une fiabilisation et une traçabilité accrues des opérations financières, réduisant les risques d’erreur et de fraude », a déclaré Christophe Bitasimwa.
Devant un parterre de mandataires et d’administrateurs publics, le chef de service de l’IGF a longuement insisté sur les gains opérationnels qu’offre l’intégration des outils technologiques dans les circuits administratifs quotidiens de ces entités publiques.
« Elle améliore la transparence et la célérité des processus en automatisant les circuits de validation et en réduisant les délais de traitement. Elle facilite également les contrôles internes en intégrant des alertes automatiques et des mécanismes de rapprochement des données. Enfin, elle rend possible une gestion prévisionnelle plus fine, fondée sur des données en temps réel, ce qui permet d’ajuster les décisions stratégiques et de mieux prioriser les dépenses », a-t-il poursuivi.
Pour l’IGF, la modernisation technologique du portefeuille de l’État dépasse le simple cadre de l’efficacité interne. Elle s’impose comme un levier essentiel de sécurisation et de maximisation des ressources publiques indispensables au développement du pays.
« La digitalisation des entreprises est un levier de consolidation des finances publiques. Elle permet d’assurer une meilleure visibilité sur les flux financiers et patrimoniaux, de renforcer la coordination entre les différentes entités publiques et de produire une information fiable pour le pilotage macroéconomique du pays. Elle contribue également à la lutte contre la corruption et les détournements, en réduisant les espaces propices à ces pratiques », a conclu l’inspecteur général des finances, chef de service, Christophe Bitasimwa.
Ce séminaire de vulgarisation du Plan stratégique triennal 2026-2028 marque un tournant pour l’IGF, qui entend consolider la culture de la redevabilité et instaurer une veille préventive rigoureuse au sein de l’ensemble des structures étatiques de la République démocratique du Congo.
ACP/JB

