Kinshasa, 9 octobre 2026 (ACP).- Une nécessité de la gouvernance efficace du corridor a été évoquée par le ministre du Plan de la République démocratique du Congo(RDC), lors de la deuxième réunion de coordination du projet de Lobito, à Lusaka, en Zambie pour la mobilisation des investissements, selon un communiqué consulté vendredi par l’ACP.
« Nous ne parlons plus simplement de la route, nous parlons plutôt du corridor économique pour la région. La question de la gouvernance est très importante, tout comme l’engagement des partenaires, notamment sur le plan financier », a déclaré Guylain Nyembo, ministre d’État en charge du Plan.
Selon la source, le ministre du Plan a insisté notamment sur le plan financier, car, pour la RDC, les infrastructures complémentaires doivent pouvoir progresser parallèlement à l’avancement des concessions et des investissements privés.
Il a précisé que la facilitation du commerce constitue également un chantier majeur, avec la volonté de réduire les barrières administratives et d’harmoniser les procédures douanières, afin de fluidifier la circulation des marchandises entre les trois pays.
La rencontre de Lusaka a réuni la RDC, l’Angola et la Zambie, ainsi que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Union européenne et plusieurs représentants du secteur privé. Les travaux ont porté sur la mobilisation des investissements, le développement des infrastructures, la facilitation du commerce et la coordination des actions nécessaires à l’accélération du corridor.
Porté par le ministre d’État Guylain Nyembo, le message de la RDC à cette réunion est clair : le corridor de Lobito ne doit pas être réduit à un simple axe d’évacuation des ressources. « Il doit devenir un corridor économique intégré, capable de stimuler les investissements productifs et de soutenir l’industrialisation, de valoriser le potentiel agricole et développer les PME, et de créer des emplois durables pour les populations », a-t-il dit.
Cette vision suppose de penser le corridor dans sa globalité : infrastructures ferroviaires et routières, plateformes logistiques, énergie, numérique, facilitation du commerce et formation professionnelle. La RDC travaille ainsi à la consolidation du Plan directeur de développement intégré du corridor de Lobito (PDDI-CLC), en cohérence avec le Plan national stratégique de développement (PNSD) et les programmes provinciaux et locaux de développement.
Cette approche prend également en compte le Programme de développement local des 145 Territoires (PDL-145T), notamment à travers le renforcement des routes agricoles, des infrastructures économiques locales et des chaînes de valeur. L’objectif est de mieux connecter les bassins de production aux marchés nationaux et régionaux, tout en favorisant la transformation locale et la diversification des économies territoriales. Dans cette dynamique, l’axe ferroviaire Dilolo-Sakania constitue un maillon stratégique pour la RDC. Sa réhabilitation et sa modernisation devront s’inscrire dans une chaîne logistique cohérente, soutenue par des infrastructures énergétiques, numériques et routières adaptées.
Les sessions de travail de la réunion de Lusaka ont également permis aux différentes parties prenantes de faire le point sur leurs engagements et de rechercher une meilleure coordination dans leur mise en œuvre. La RDC a plaidé pour une approche davantage ciblée, permettant de suivre concrètement les progrès réalisés sur ce projet d’envergure régionale.
« Nous avons demandé à ce que nous puissions avancer de manière beaucoup plus ciblée pour commencer à mesurer les avancées de ce gigantesque projet », a indiqué le ministre d’Etat.
À Lusaka, Guylain Nyembo a ainsi porté une vision qui place le corridor de Lobito au-delà de sa fonction de transport : un instrument d’intégration régionale, de développement territorial et de transformation économique au bénéfice des populations.
Le ministre d’État, en charge du Plan et de la coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a conduit la délégation de la RDC à la deuxième réunion de coordination du corridor de Lobito, avec notamment le ministre des Infrastructures et travaux publics, Jules Banza, et le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, traduisant la dimension multisectorielle que le Gouvernement entend donner à cette initiative régionale.
ACP/Mush

