Kinshasa, 30 mars 2026(ACP).-Deux accords, dont l’un porte sur la subvention à la pêche et l’autre sur le commerce électronique, ont été conclus par la République démocratique du Congo, à la 14ème conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), sur le développement des zones économiques spéciales( Zes), tenue à Yaoundé , a appris lundi l’ACP de source officielle.
« En ce qui concerne l’accord sur les subventions à la pêche à l’échelle mondiale, il a été constaté que les ressources halieutiques risquent de s’épuiser en raison de la pêche illicite dans les océans. À terme, cette situation pourrait engendrer des pénuries importantes. Cet accord vise donc à interdire aux grandes puissances de pratiquer des activités de pêche illégales dans les eaux internationales, car ces ressources sont essentielles pour l’ensemble de l’humanité », a déclaré Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur, à son retour à Kinshasa, en provenance de Yaoundé, au Cameroun.
« La RDC a souscrit également un accord portant sur le commerce électronique. L’objectif de cet accord est de réduire l’intervention humaine dans les transactions commerciales et de limiter les risques de manipulation financière », a ajouté le ministre Paluku.
A cet effet, il a soutenu qu’il estindispensable de promouvoir le commerce électronique, qui garantit davantage de transparence et de traçabilité.
Cet accord, a-t-il dit, est une mesure importante de la rencontre de Yaoundé ayant marqué l’adhésion de la RDC à l’Accord sur la facilitation des investissements pour le développement.
« Cela signifie que notre pays a lancé un signal fort à la communauté internationale : tout investisseur peut désormais venir en RDC avec la garantie d’être protégé, conformément aux dispositions de cet accord.
En conséquence, la RDC s’aligne progressivement sur les standards internationaux. Cela implique notamment la modernisation de ses frontières, l’adaptation de son cadre juridique, ainsi que la mise en place de garanties rassurant les partenaires économiques. Ainsi, les investisseurs ont l’assurance que les règles juridiques en vigueur au moment de leur installation ne seront pas modifiées de manière arbitraire », a indiqué le ministre Paluku.
C’est dans ce cadre que la RDC s’est engagée à simplifier les procédures administratives par la réduction de la durée de création d’une entreprise passant désormais de 24 ou 48 heures au lieu de trois(3) mois où au-delà.
« Face à ses engagements, la RDC s’est inscrite dans une dynamique de modernisation visant à rejoindre le cercle des États attractifs pour les investissements, l’environnement des affaires, tout en s’améliorant progressivement, sous l’impulsion du Président Tshisekedi, qui encourage l’alignement du pays sur les standards internationaux », a-t-il indiqué.
La RDC, un pays d’opportunités et d’attractivité
Par ailleurs, le ministre du Commerce extérieur s’est dît mandaté par le Président Tshisekedi pour faire rayonner la RDC et promouvoir son image renouvelée, au-delà des perceptions souvent associées aux conflits.
« Nous œuvrons aujourd’hui à transformer l’image de la RDC en celle d’un pays d’opportunités et d’attractivité pour les investissements. Il ne s’agit plus de considérer la RDC comme un pays des conflits ou des guerres, mais comme une terre d’avenir où des milliards d’investissements peuvent être mobilisés dans les secteurs minier, agricole, énergétique, touristique et des infrastructures », a soutenu le ministre.
A Yaoundé, a rappelé le ministre du Commerce extérieur, 166 nations avaient pris part à la rencontre organisée par l’Omc, organe chargé de réguler les échanges commerciaux entre les Etats. Le but poursuivi est de réduire les tensions économiques, lorsque certains États cherchent à fragiliser les industries d’autres Etats, à travers des subventions destinées à baisser artificiellement les prix. ACP/JF

