RDC passe le flambeau des régulateurs francophones de l’énergie aux Ivoiriens

Kinshasa, 5 février 2026 (ACP). – La République démocratique du Congo à travers la présidente du conseil d’administration de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité a passé mercredi le flambeau du Réseau des régulateurs francophones de l’énergie à la Côte d’Ivoire à Nouakchott en Mauritanie, selon un communiqué consulté jeudi par l’ACP.

 « Aujourd’hui, je passe le flambeau à Monsieur Amidou Traoré, mon collègue et frère de l’ANARE-CI, le régulateur de la Côte d’Ivoire. En tant que premier vice-président, et malgré ses nombreuses responsabilités, il n’a jamais hésité à m’apporter son plein soutien et ses conseils avisés. Cher Amidou,(…) Je te transmets ce flambeau avec la conviction que tu sauras à consolider les acquis, insuffler de nouvelles dynamiques et porter le réseau vers encore plus de compétences, de visibilité et d’expansion », a déclaré Mme Sylvie Odimba, président du conseil d’administration de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité(ARE) de la RDC, lors de son discours au 17ème atelier de travail et de l’assemblée générale de cette organisation. 

Selon elle, l’ARE-RDC en tant que membre du Réseau des régulateurs francophones de l’énergie (RegulaE.Fr) depuis plusieurs années, continue de bénéficier à ce titre, pleinement du renforcement des capacités offert par celui-ci à savoir : nouveaux modèles de régulation, innovations, échanges de bonnes pratiques, appui de la facilité d’assistance technique, ainsi qu’autant d’apports précieux qui renforcent ces  institutions de régulation et, au-delà, les secteurs énergétiques nationaux respectifs.

‎« Au-delà d’un mandat, assumer la présidence de notre réseau a été pour moi une expérience profondément marquante, à la fois intellectuelle, technique et humaine. Rassurez-vous, je ne serai pas bien loin. Conformément à notre charte, je demeure deuxième vice-présidente du réseau, en remplacement de notre collègue Monsieur Chorfi, de l’ANRE. Je continuerai donc à mettre mon énergie, mon expérience et mes compétences au service de RegulaE.Fr, et resterai pleinement disponible pour tout appui nécessaire », a fait savoir Mme Odimba. 

‎L’ARE réaffirme la volonté du président Tshisekedi sur l’électrification totale de la RDC

‎Par ailleurs, lors de son discours d’ouverture de ces assises, soit le mardi 3 février, la PCA de l’ARE a réaffirmé devant ses pairs et les participants, la volonté du président Tshisekedi sur l’électrification totale de l’ensemble du territoire national de la RDC.

‎« Le secteur de l’électricité est un champ prioritaire pour notre chef de l’Etat, le président Félix-Antoine Tshisekedi qui déploient toute son énergie afin que la pays soit totalement électrifié et que l’ensemble de la population congolaise ait accès à l’électricité », a martelé Mme Sylvie Odimba tout en transmettant les salutations de l’ensemble des équipes de l’ARE-RDC, ainsi que des autorités nationales de la RDC. 

‎A la même occasion, elle avait appelé les participants à examiner en profondeur le thème central : « l’ouverture des marchés de l’énergie, qui soulève des enjeux majeurs, économiques, institutionnels, sociaux et environnementaux », un thème qui selon elle, interroge le rôle du régulateur, l’équilibre entre l’attractivité pour les investisseurs et la protection des consommateurs, ainsi que la capacité de leurs systèmes (institutions de régulation) à accompagner la transition énergétique de manière équitable et durable.

‎« Je suis convaincue que nos attentes à l’issue de ces assises seront pleinement comblées, et que chacun repartira avec des enseignements clairs, concrets et directement applicables dans son contexte national, voire régional », avait-elle lancé. 

‎Enfin, la représentante de la RDC a invité les membres de ce réseau à s’inspirer du système mauritanien, qui pour elle, dispose d’un compact énergétique plus diversifié et tourné vers l’énergie solaire et éolienne. 

‎« La Mauritanie est aujourd’hui engagée dans une transformation profonde de son paysage énergétique. Elle développe les énergies renouvelables de manière innovante et efficace. Elle bénéficie notamment d’un potentiel solaire exceptionnel, lié à son climat désertique, ainsi que de perspectives importantes en matière d’énergie éolienne dans certaines régions côtières où les vents sont constants. Elle mise également sur l’hydrogène vert et bleu pour soutenir et alimenter son industrie minière », a dit Mme Odimba.

‎Ces assises vont durer 3 jours soit du 3 au 5 février 2026 à Nouakchott en Mauritanie. La capitale mauritanienne a accueilli plus d’une dizaine de délégations des pays membres de ce réseau. 

ACP/C.L.

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