RDC : plus de 50 milliards CDF adoptés au titre de budget rectificatif (Conseil des ministres)

Kinshasa, 21 mai 2026 (ACP).- 50.295,1 milliards CDF, représentant 21,9 milliards USD, ont été adoptés mercredi en conseil des ministres, au titre de budget rectificatif  de la République démocratique du Congo (RDC), selon le compte rendu consulté jeudi par l’ACP.

« Le projet de loi de finances rectificatif présenté en équilibre en recettes et en dépenses à hauteur de 50 295,1 milliards de francs congolais, représentant  21,9 milliards de dollars américains, a été adopté après débat et délibérations au conseil des ministres», a déclaré Augustin Kibassa, ministre de l’Économie numérique.

D’après la source, Adolphe Muzito, vice-Premier ministre en charge du Budget, cité dans ce compte rendu, a fait savoir que ce projet de loi de finances rectificatif traduit la volonté du gouvernement d’adapter les prévisions initiales à l’évolution récente de la conjoncture économique, des exigences à la soutenabilité des finances publiques et aux priorités nationales. Le vice-Premier en charge du Budget a précisé que la régression évaluée à 7,4% par rapport aux prévisions initiales est essentiellement portées par les ressources extérieures. Cependant, a ajouté M. Muzito, le cap créé par cette baisse a été compensée par les ressources intérieures qui, elles, ont accru grâce à l’impact positif de nouvelles mesures et réformes implémentées par le gouvernement, créant ainsi une marge pour la prise en charge des besoins liés à la sécurité, à l’action humanitaire ainsi qu’aux investissements.

« Ce budget vise donc à aligner les prévisions budgétaires au nouveau cadrage macro-économique, à intégrer les ressources issues des emprunts extérieurs, notamment de l’Eurobond, à soutenir de projets structurants du gouvernement dans les infrastructures de base, le programme présidentiel de promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat de jeunes », a-t-on lu. Le projet de budget rectifié constitue un instrument d’ajustement et de pilotage destiné à assurer une meilleure adéquation entre les capacités réelles de finances de l’État et les impératifs de l’action publique. Il reflète l’engagement du gouvernement à préserver la stabilité macro-économique, à consolider l’autonomie financière de l’État et à poursuivre la mise en œuvre de ses priorités stratégiques.  ACP/

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