RDC : présentation d’un outil numérique dénommé « Tofongola miso» pour la lutte contre la corruption

Kinshasa, 28 février 2026(ACP)- Un outil numérique, dénommé «Tofongola miso», pour la lutte contre la corruption en RD. Congo a été présenté, samedi à Kinshasa, par une association en partenariat avec la coopération allemande dans le cadre du projet de lutte contre la corruption et flux financiers illicites (LUCOFFI), selon un communiqué consulté par l’ACP.     

«La présentation d’un outil numérique dénommé +Tofongola miso+ consiste à appuyer efficacement la lutte contre la corruption en RDC. Vous comprendrez également que cette lutte contre la corruption ne doit pas être l’apanage de la société civile seule, ni celle du gouvernement, et surtout pas celle des partenaires techniques et financiers. Elle est plutôt une exigence démocratique, un impératif de gouvernance et une condition essentielle du développement durable de notre pays», a déclaré Élodie Ntamuzinda, coordinatrice nationale de la dignité humaine (DH-RDC).

« Il devient indispensable de renforcer les mécanismes numériques favorisant la transparence, la participation citoyenne, la traçabilité des signalements et la protection des lanceurs d’alerte», a-t-elle ajouté.

Selon elle, la perspective du projet « Tofongola miso » s’inscrit dans le cadre du projet de lutte contre la corruption et flux financiers illicites (LUCOFFI) qui a pour mission multi-technologiques au service de la rédévabilité publique.

La coordonnatrice a souligné que la vision de Lucoffi est de relever le taux des congolais mis sur un instrument national intégré, reconnu et utilisé par les institutions publiques, les organes de contrôle, les secteurs privés et les citoyens en général.

« Il ne s’agit pas simplement d’une application, mais d’un mécanisme structurant des gouvernances participatives afin que ces partenariats publics-privés qu’ils ont toujours clamés très haut cessent d’être insoumis, mais un réel vecteur des changements pour l’intérêt de tous », a-t-elle fait savoir.

Mme Ntamuzinda a indiqué que cette journée des plaidoyers vise trois objectifs majeurs, à savoir : obtenir l’adhésion institutionnelle formelle à l’outil, présenter le plan quinquennal 2025-2030, et éduquer le processus d’appropriation multisectorielle de sa feuille de route.

Elle a renseigné que le plan quinquennal qu’ils ont présenté aujourd’hui est bénéficiaire des étapes préliminaires appuyées techniquement et financièrement par la GIZ qui est la coopération allemande via son projet du LUCOFFI qui franchit deux phases majeures notamment la gestion de la formation de l’équipe de l’Ontario et la disponibilité effective de l’application que la dignité humaine soumette au public et aux partenaires. 

«  Ces guichets religieux qui changent l’investissement et érodent la confiance citoyenne, la création de « Tofongola miso » doit être perçue non comme un projet de la dignité humaine actuelle, mais comme un outil national partagé », a-t-elle précisé.

 Il s’agit de partenariats stratégiques entre l’Utah, les organes de contrôle, le secteur privé, les églises, les entités territoriales décentralisées et déconcentrées, a-t-elle précisé.

La coordinatrice a réaffirmé l’engagement, au nom de la dignité humaine ASBL, à travailler en complémentarité avec les institutions, garantir la neutralité et la rigueur technique des usines, assurer la transparence dans la gestion du projet, et contribuer à la consolidation de l’Etat de droit et de l’avènement du développement durable au profit de tous.

Mme Ntamuzinda a, à cet effet, présenté l’importance du projet  »Tofongola miso », soulignant que c’est une initiative qui met en place une plateforme dédiée aux acteurs de différents horizons (étatiques et non étatiques) qui s’engagent dans une démarche concertée de lutte contre la corruption sous toutes ses formes et la circulation des flux financiers illicites en RDC.

L’objectif, a-t-elle poursuivie, est d’instituer un agenda sous la forme d’une conférence semestrielle (annuelle) des acteurs institutionnels et ceux de la société civile pour faire face à ces fléaux qui gangrènent notre société.

De son côté, Mme Kakuta Ngalula, conseiller technique du projet LUCOFFI et représentant de la coopération allemagne (GIZ) a salué l’initiative et affirmé l’engagement des partenaires techniques financiers

«Le plan quinquennal ainsi que la feuille de route présentés ne sont pas une simple projection. C’est une réponse structurée aux défis de terrain dont les responsabilités sont identifiées, avec intérêt de la qualité des interventions des parties prenantes. L’outil +Tofongo miso+ commence déjà à vivre à travers vos questionnements et vos contributions», a-t-elle précisé.

Mme Kakuta a souligné que la clôture de cet atelier marque l’ouverture d’un chantier encore plus vaste, celui de sa mise en œuvre. En tant que partenaire, notre regard restera attentif sur l’exécution et la réalisation de ce projet dont l’appropriation parlée tout au long de la journée devrait maintenant se traduire dans des faits.

Dans l’allocation des ressources internes, la sensibilisation des agents, et une utilisation systématique et efficace de l’outil.

«Je peux vous assurer que le projet LUCOFFI de la GIZ restera à vos côtés et nous sommes disposés à aligner nos mécanismes d’appui pour que  »Tofongola miso  » ne soit pas un projet de plus, mais un standard de gouvernance.  Nos yeux sont désormais ouverts, et Il nous appartient maintenant de marcher ensemble, avec détermination, sur le chemin que nous avons tracé aujourd’hui» a-t-elle dit.

Présentation de l’approche d’intervention

Par ailleurs, la coordinatrice nationale de l’association dignité humaine a présenté l’approche d’intervention, laquelle a consisté à renforcer l’adhésion politique, qui est de faire un plaidoyer institutionnel de haut niveau, alignement stratégique avec les priorités nationales de gouvernance, engagement progressif par des champions institutionnels dont les activités seront: la présentation du plan quinquennal Tofongola miso; l’élaboration des notes techniques d’alignement stratégique; la signature des protocoles d’accord ainsi que les organisations d’un forum national sur la gouvernance numérique. 

Il sied de signaler que ce projet est porté par La Dignité Humaine «DH-RDC» en partenariat technique et financier avec la coopération Allemagne (GIZ).

La dignité humaine est une plateforme d’initiatives locales de développement d’envergure nationale œuvrant pour la promotion et la protection des droits de l’homme. Elle s’inscrit dans la droite ligne de la protection de la dignité humaine et des droits fondamentaux inaliénables à tous les êtres humains. 

Elle se veut un cadre de réflexion, d’innovations et d’actions en faveur de ses membres et de la population entière pour un développement harmonieux. Elle a été créée en 2014 par une équipe des Femmes Congolaises et des hommes acquis au leadership cohésif. Elle est dotée d’une personnalité juridique. ACP/UKB

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