RDC : un groupe français intéressé par le développement de la pisciculture

Kinshasa, 23 juin 2026 (ACP).- Un groupe français s’est dit intéressé par le développement de la pisciculture de la République démocratique du Congo (RDC) en abordant l’utilisation de bacs hors sol, des cages flottantes et l’exploitation d’étangs piscicoles, a indiqué mardi le ministre de la Pèche et élevage à Kinshasa.

« Nous avons eu à échanger avec un groupe français, abordé les techniques de pisciculture hors sol, l’utilisation de bacs hors sol, des cages flottantes ainsi que l’exploitation d’étangs piscicoles », a déclaré Jean-Pierre Tshimanga, ministre de la Pèche et élevage, à son retour à Kinshasa, en provenance de Paris.

Selon le ministre, l’objectif de cette mission était de rencontrer ces partenaires, afin d’examiner les possibilités de développer davantage la pisciculture en RDC.

Pour le ministre Tshimanga, les deux parties se sont convenues de poursuivre les discussions, afin que les partenaires concernés, venant d’Angola et d’Europe, puissent effectuer prochainement une mission en RDC,  avant de préciser que cette visite permettra d’évaluer les différents sites potentiels et de vérifier leur conformité aux exigences techniques nécessaires à la réalisation de ces projets.

M. Tshimanga a soulevé que les partenaires sont au courant des atouts que dispose la RDC dans ce domaine,  avant de faire remarquer que les partenaires sont spécialisés dans le développement des infrastructures, de pêche et de l’élevage.

« Ce groupe de partenaire travaille également avec des expérimentés dans le domaine de la pisciculture, notamment en Angola, où plusieurs projets ont déjà été développés avec succès », a ajouté le ministre.

A cet effet, la RDC  sera bénéficiaire de renforcement de la sécurité alimentaire de la population, de l’augmentation de production locale des poisons tout en  soutenant les marchés d’approvisionnement, les prix deviendront plus accessibles et la population pourra bénéficier d’une alimentation saine et de qualité.
Ce gain, a poursuivi le ministre , permettra  de réduire progressivement la dépendance aux importations de poissons surgelés, souvent coûteux et dont les conditions de conservation ne sont pas toujours optimales.

Il a fait remarquer que son ambition est de favoriser une consommation locale, basée sur des produits frais et issus de notre propre production. Cela contribuera non seulement à améliorer l’alimentation de la population, mais également à créer des emplois, à stimuler l’économie locale et à renforcer les revenus des communautés concernées, a-t-il ajouté, avant de signaler qu’à ce stade, le processus est encore dans une phase de discussions et de négociation.

La prochaine étape sera l’arrivée de ces partenaires en RDC pour réaliser les études nécessaires et identifier les modalités concrètes de collaboration.
Outre ses richesses hydriques abondantes, les cours d’eau et les lacs congolais sont riches en poissons, le pays manquant encore des industries de pêche.
ACP/ L /Y/M

Fil d'actualités

Sur le même sujet