Réforme administrative à l’agriculture : l’encadrement technique des producteurs sollicité

Kinshasa, 24 juin 2026(ACP).- Un plaidoyer a été présenté mercredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), par le ministre d’État en charge de l’Agriculture, pour un renforcement de l’encadrement technique des producteurs à travers la création de structures spécialisées dans les territoires, lors des travaux d’un atelier consacré à la révision du cadre organique du secrétariat général à l’Agriculture.

« Au-delà des réformes institutionnelles, le ministre d’État a plaidé pour un renforcement de l’encadrement technique des producteurs à travers la création de structures spécialisées dans les territoires. On doit avoir des cliniques des végétaux dans chaque territoire », a indiqué Muhindo Nzangi, ministre d’État en charge de l’Agriculture.

Il a invité les participants à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’esprit de réforme afin que les conclusions de cet atelier permettent de doter le ministère d’un cadre organique cohérent, moderne et adapté aux défis actuels de l’agriculture congolaise.

Pour le secrétaire général à l’Agriculture, cette journée spéciale est consacrée à un exercice d’évaluation et d’amélioration du fonctionnement de l’administration agricole.

Selon Benjamin Toirambe, il s’agit de procéder à un examen approfondi des structures existantes afin d’identifier les faiblesses, corriger ce qui n’a pas fonctionné et renforcer les mécanismes qui produiront des résultats positifs.

Le chef de l’administration agricole a rappelé que cette démarche s’inscrit dans la poursuite du processus de réforme destiné à éradiquer plusieurs maux qui affectent encore le fonctionnement du ministère, notamment la mauvaise qualité des services; l’arbitraire dans la gestion administrative; les chevauchements de compétences; les ingérences dans les attributions des services ainsi que le vieillissement progressif des ressources humaines.

Pour M. Toirambe, l’objectif poursuivi est de doter le ministère d’un cadre organique cohérent, moderne et conforme aux orientations de la Fonction publique afin de garantir une meilleure efficacité de l’action administrative au service des agriculteurs.

Les travaux se sont déroulés en présence des représentants de la Fonction publique, notamment du délégué du secrétaire général à la Fonction publique, témoignant de l’importance accordée à cette réforme institutionnelle. Il a, à cet effet, énoncé l’approche et la méthodologie de travail.

Il sied de signaler que les participants ont entamé les travaux en groupes qui se poursuivront dans les prochains jours à Zongo avec l’accompagnement de la Fonction publique, en vue de l’élaboration et de la validation d’un nouveau cadre organique destiné à renforcer l’efficacité de l’administration agricole et à soutenir la vision du Chef de l’État sur la revanche du sol sur le sous-sol qui se matérialise par la révolution agricole agressive.ACP/

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