Kinshasa, 25 août 2026 (ACP).-Les conclusions des travaux d’évaluation du projet de Port sec de Kasumbalesa, au Haut-Katanga, dans le Sud-Est de la République démocratique du Congo(RDC) ont été au centre de la première journée de restitution lundi à Kinshasa entre le ministère des Transports, l’Office de gestion du fret multimodal (Ogefrem) et son partenaire sud-africain, selon un communiqué consulté mardi.
« Ce lundi 24 août 2026, à Kinshasa, le vice-Premier ministre, ministre des Transports, voies de communication et désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a pris part à la première journée de restitution des conclusions des travaux d’évaluation et de vérification approfondie (due diligence) du projet de Port sec de Kasumbalesa, Haut-Katanga », a-t-on lu.
Selon la source, le travail d’expertise de ce projet structurant a réuni l’Office de gestion du fret multimodal (Ogefrem) et son partenaire sud-africain, Yellowstone Consortium, représentés chacun par leur directeur général. Cette étape intervient après la signature, le 1er décembre 2025, du contrat de concession pour la construction et l’exploitation du Port sec de Kasumbalesa.
Ce projet d’envergure représente un « investissement estimé à près de 600 millions de dollars américains, dans le cadre d’une concession de type B.O.T. (Construire, Exploiter et Transférer) d’une durée de 23 ans », a déclaré le directeur général de l’Ogefrem, Olivier Tshibola, cité dans le communiqué, avant d’indiqué que « la conséquence directe est la création d’emplois, dont 2 500 pendant la phase de construction et 800 emplois permanents à la fin des travaux ».
Avec la Standard Bank comme banque coordonnatrice et représentante des prêteurs, les différentes parties prenantes réaffirment ainsi leur engagement à avancer ensemble pour la matérialisation de ce projet, dont le début effectif des travaux est projeté en janvier 2027.
Le Port sec de Kasumbalesa, principal poste frontalier commercial du corridor cuprifère RDC-Zambie, sera relié à sept ports africains et devrait sensiblement réduire le temps de transit des marchandises, le faisant passer de cinq jours à trois ou quatre heures, a rapporté la source.
Cette amélioration sera rendue possible grâce au traitement regroupé des marchandises, à une zone aménagée de 60 hectares pouvant accueillir plus de 1 250 camions, avec une capacité de traitement de 11 millions de tonnes de marchandises par an, ainsi qu’à une exploitation professionnelle reposant sur un système TIC (Technologie de l’information et de la communication) complet intégrant notamment le scanner, la traçabilité, le paiement et la gestion frontalière, conformément aux normes commerciales, a-t-on lu.
Pour le directeur général Olivier Tshibola, « le Port sec de Kasumbalesa n’est pas qu’un projet d’infrastructures. C’est aussi la fin de la saturation de Matadi, 50 millions de dollars annuels de surestaries évitées et 12 à 15 millions de dollars de recettes publiques régulières ».
Le communiqué a renseigné que le port sec de Kasumbalesa, situé à la frontière avec la Zambie, contribuera au renforcement de l’intégration régionale et au développement des échanges commerciaux conformément à la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
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