Revue du programme d’accès aux services d’eau dans quatre provinces de la RDC

Kinshasa, 1er juillet 2026 (ACP).- La revue à mi-parcours du programme d’accès aux services d’eau et d’assainissement (Pasea) a été au centre d’un atelier de trois jours à Kinshasa, en faveur des provinces du Kasaï, du Kasaï Central, du Kasaï Oriental et du Kwilu en République démocratique du Congo (RDC), a appris, mercredi, l’ACP.

 « La tenue de ces assises révèle une importance toute particulière. Elle constitue en effet une étape décisive dans la conduite de ce programme stratégique mis en œuvre en faveur des provinces du Kasaï, du Kasaï Central, du Kasaï Oriental et du Kwilu au bénéfice direct des populations concernées », a déclaré Nestor Manduku, coordonnateur national de la cellule d’exécution du projet Pasea.

Il a, à cette occasion, exprimé au nom du gouvernement de la République et du ministre des Ressources hydrauliques et Electricité une profonde gratitude à la Banque mondiale pour la qualité exemplaire du partenariat qu’elle entretient avec la RDC dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement.

Selon M. Manduku, l’eau ne saurait être appréhendée comme un simple service public parmi tant d’autres, mais elle relève de la santé publique, de la dignité humaine, de l’éducation, du développement économique, de la cohésion sociale et de la stabilité même des communautés.

C’est précisément pour répondre à cette exigence fondamentale que le gouvernement a engagé le programme Pasea, qui constitue aujourd’hui l’un des événements les plus significatifs jamais consentis dans le secteur de l’eau et de l’assainissement

en RDC, a-t-il relevé.

Pour sa part, Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, a soutenu que l’eau et l’assainissement ne constituent pas un sujet technique, mais un sujet fondamental de santé, une question d’éducation et d’équité, ajoutant qu’au fond, « c’est une question de dignité humaine ».

D’après lui, aujourd’hui en RDC, plus de 64 millions de personnes n’ont toujours pas accès à un service d’eau potable, et plus de 82 millions de personnes n’ont pas accès à un service d’assainissement de base. Cela signifie que pour une grande majorité de la population, l’accès à l’eau et à l’assainissement reste un défi quotidien et ce défi a un coût humain, un coût social et un coût économique qui est estimé à plus de 3% du produit intérieur brut (PIB) de la RDC.

Enfin, le directeur des opérations de la Banque mondiale a soutenu que le Pasea n’est pas juste un projet parmi tant d’autres, mais plutôt un programme structurant qui porte l’ambition de changer et de transformer durablement le secteur de l’eau et de l’assainissement. ACP/M.

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