Kinshasa, 31 août 2026 (ACP).- Une structure panafricaine a sollicité lundi à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC) un cadre légal adapté à l’amélioration et professionnalisation de la gouvernance autour des ressources congolaises, particulièrement dans le secteur minier, à l’ouverture d’un atelier organisé par Local Community Prosperity Alliance (LCPA).
« Ce qui manque dans le secteur minier, c’est un cadre, un cadre qui répond aux normes légales, parce qu’il n’y en a pas. Et chacun fait un peu comme il pense, avec ce qu’il peut (…), aujourd’hui je vous demande de relever ce défi parce que c’est un défi ; même si vous étiez qu’un seul dans la salle j’aurais dit je suis prête à relever les défis, mais vous êtes nombreux dans la salle, (…) la RDC est prête si près, parce que nous avons aussi d’autres partenaires qui veulent le faire à plus grande échelle. », a déclaré Mme Nadia Balgobin, directrice exécutive de la LCPA.

Selon Mme Nadia, plusieurs investisseurs ne viennent pas en RDC, pas parce qu’il y a manque de fonds, mais parce qu’ils n’ont pas confiance à la gouvernance. Et ce que la LCPA propose aujourd’hui, permettra au pays de s’approprier un modèle, une démarche et de montrer qu’elle peut avoir un cadre qui dépasse les attentes.
« Nous voulons établir un cadre éthique de l’excellence, et je peux vous dire que vous pouvez vous surprendre, vous pouvez dépasser les attentes actuelles », a-t-elle fait savoir.
Pour Mme Balgobin, cette initiative s’inscrit dans la continuité de son expérience au Ghana, où elle affirme avoir accompagné pendant plusieurs années une démarche d’excellence appliquée à la réforme des marchés publics.
Les éléments manquants qui bloquent la conformité au niveau international
De son côté, John Lombela, partenaire de la LCPA, a indiqué que la grande difficulté qu’ils ont, est le manque d’ordre en interne qui les empêche d’exiger le prix qu’il faut sur le marché international.
Il a fait savoir que la plupart de ces acheteurs et investisseurs qui viennent ici, pensent que parce qu’il y a un manque d’infrastructures, manque de cadre légal qui est peut-être renforcé, manque de formalisation et de traçabilité, cela joue à leur faveur.
« Si nous arrivons à mettre en place les jalons qu’il faut, les éléments qu’il faut, pour nous rassurer qu’on est conformes et on peut l’être, moi je vous rassure que si on le fait, nous pouvons facilement dépasser le Ghana pour devenir en fait le pays le plus exportateur de gold, de l’or. C’est faisable. », a-t-elle dit.
Par ailleurs, la LCPA a formulé une méthodologie en vue d’explorer, établir, équiper, examiner et évaluer l’approche qui doit permettre de partir du diagnostic, de construire un cadre commun, de fournir des outils aux participants, puis d’en éprouver la pertinence au contact des réalités locales.
Cet atelier ouvert le 31 août et qui prendra fin le 04 septembre à Kinshasa, placé sous le thème : « cadre de l’excellence, outils stratégiques et l’impact communautaire », attend des organisateurs de dégager des étapes concrètes pour formaliser et professionnaliser davantage les acteurs du secteur.
L’ambition est également de faire émerger des normes et des standards partagés, puis d’enclencher des projets capables de consolider la confiance des institutions, des opérateurs, des coopératives, des communautés et des acheteurs intéressés par les ressources congolaises.
Cette initiative qui réunit notamment des représentants des ministères concernés par les Mines, les Hydrocarbures et les Investissements, ainsi que des coopératives, des ONG, des acteurs des communautés locales et des membres du monde académique vise à jeter les bases d’un cadre commun destiné à améliorer la gouvernance, à professionnaliser les pratiques et à renforcer la confiance autour des ressources congolaises. ACP/M

