Kinshasa, 7 octobre 2026 (ACP).- La protection des femmes et des enfants contre la fumée du tabac a été exigée comme moyen de respecter les droits des personnes vulnérables dans les lieux publics en République démocratique du Congo (RDC), selon un article publié jeudi, dans un magazine dans le cadre de la campagne « Octobre rose « .

«Pendant qu’ « Octobre rose » nous invite à prendre soin de la santé des femmes, pourquoi faut-il expliquer à quelqu’un que la fumée de sa cigarette arrive directement dans le visage d’une autre personne ? Mais la prévention, elle, doit être une affaire de tous les jours, parce que nos vies ne sont pas des espaces à enfumer. Prendre soin d’une femme, d’un enfant, d’une personne âgée ou des autres, c’est aussi respecter son droit à respirer, c’est aussi protéger son air, c’est comprendre que l’espace public est un espace partagé», a-t-on lu dans « Le coup de gueule de la femme« .

La source a rappelé que le cancer du sein existe et tue. Il faut en parler, sensibiliser, dépister, consulter et accompagner les femmes malades.

«Pendant que nous parlons de la santé des femmes, il est important de parler aussi de l’air qu’elles respirent, car aujourd’hui, des personnes qui n’ont jamais choisi de fumer respirent pourtant la fumée du tabac», a expliqué l’article.

Selon Kikina Mungul Diaka, éditrice du magazine « Le coup de gueule de la femme « , cité dans le document, Octobre rose doit aussi faire réfléchir à l’environnement.

«Nous parlons beaucoup de dépistage du cancer du sein. Mais la prévention ne devrait pas seulement commencer lorsqu’une maladie apparaît. Elle doit aussi nous interroger sur les comportements et les environnements auxquels nous exposons les autres. Fumer est un choix personnel. Faire respirer sa fumée aux autres ne devrait pas le devenir», a-t-elle écrit.

«Votre liberté de fumer ne signifie pas que les autres ont choisi de respirer votre fumée. Protéger les enfants ne devrait donc pas être seulement une affaire des parents. C’est aussi une responsabilité collective, parce qu’un enfant dans la rue est aussi l’enfant de notre société», a-t-elle ajouté.Le tabac est un facteur de risque de nombreuses maladies, dont plusieurs cancers.

L’OMS rappelle qu’il est responsable de plus de 7 millions de décès chaque année et que la fumée secondaire tue également des personnes qui ne fument pas. L’OMS souligne que les enfants sont particulièrement vulnérables aux effets de l’exposition à la fumée du tabac.

Selon l’OMS, il n’existe pas de niveau d’exposition au tabagisme passif considéré comme sans danger.

La fumée secondaire est associée notamment à des maladies cardiovasculaires et respiratoires ainsi qu’à certains cancers. L’OMS estime qu’elle provoque chaque année plus de 1,6 million de décès prématurés chez les personnes qui ne fument pas.

En RDC, la loi sur la santé publique définit notamment les transports publics comme des espaces non-fumeurs et interdit la consommation de tabac dans les espaces non-fumeurs.

L’arrêté ministériel du 26 novembre 2022 prévoit également l’interdiction de fumer dans les lieux publics et cite notamment les bus et taxis parmi les lieux concernés. ACP/Dif./Kal./YM

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